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Artiste présentée par Chris Boot

Penelope Umbrico

Signal sur encre

4 juillet - 18 septembre

10H00 - 19H30

Les photographies descriptives des typologies du quotidien de Penelope Umbrico, créées par milliers et publiées en ligne, représentent des observations anthropologiques détachées sur les gens, les objets qui leur tiennent à cœur, et leur comportement. En même temps, une telle œuvre constitue l’art d’un charognard, qui regroupe des photographies trouvées pour les afficher d’une manière qui lui est tout à fait personnelle. Comme les autres artistes que j’ai nominés pour le prix Découverte d’Arles, Umbrico réalise des œuvres provocantes et originales, engagées avec et autour du phénomène de la photographie telle qu’elle se manifeste aujourd’hui : un langage employé par quasiment tout le monde, pour articuler du sens sur les réseaux à un niveau social.

Chris Boot

Mon travail est tout autant une étude de la photographie qu’une pratique photographique en tant que telle. En parcourant les images sur des sites Web communautaires, je re-photographie, scanne et fais des captures d’écran pour extraire des détails spécifiques de ces images qui, selon moi, mettent en évidence une déflation ou une rupture dans les représentations idéalisées qu’on trouve dans ces communautés. Ce rassemblement, cette recontextualisation fait de moi une archiviste. Le travail produit représente une accumulation qui fait référence à l’histoire de la technologie en révélant l’expression des désirs et des envies liés à la culture.
Les idées d’absence et d’effacement sont des thèmes récurrents dans mon travail, surtout au vu de l’utilisation répandue de technologies telles que la photographie ou Internet. Je remets en question l’idée de la démocratisation des médias, l’idée que des images mises en scène avec des outils préréglés encourageraient la subjectivité ou l’individualité. J’examine l’écart entre les pratiques photographiques individuelles et collectives ainsi que les ramifications liées au fait de partager ses photographies personnelles avec un public anonyme.Ma proposition pour le prix Découverte, composée de petits détails relevés à partir de centaines d’images d’objets plus ou moins cassés et mis en vente, explore les conséquences et les dérivés d’une production de masse. Celle-ci implique une extrême disponibilité de tout, à travers les technologies les plus répandues de la photographie grand public. J’y découvre ainsi : des télévisions à tube cathodique, encombrantes, indésirables, photographiées avec autant de maladresse dans la composition de l’image que dans le salon où elles se trouvent ; une profusion de télécommandes universelles, dont le concept de « distance universelle » représente une métaphore appropriée aux phénomènes contemporains de détachement et d’isolement.
Il s’agit d’une trajectoire qui part d’images d’objets, de corps ingérables et persistants, pour arriver à celles d’objets devenus des extensions abstraites du corps. Ce travail raconte, d’une certaine manière, l’histoire de la promesse et de l’échec de la technologie : un panorama des technologies de production d’images où se trament les manifestations culturelles du désir, du matériel et de l’immatériel, de la désincarnation, de l’absence et de l’effacement.
Penelope Umbrico
Mon travail est tout autant une étude de la photographie qu’une pratique photographique en tant que telle. En parcourant les images sur des sites Web communautaires, je re-photographie, scanne et fais des captures d’écran pour extraire des détails spécifiques de ces images qui, selon moi, mettent en évidence une déflation ou une rupture dans les représentations idéalisées qu’on trouve dans ces communautés. Ce rassemblement, cette recontextualisation fait de moi une archiviste. Le travail produit représente une accumulation qui fait référence à l’histoire de la technologie en révélant l’expression des désirs et des envies liés à la culture.Les idées d’absence et d’effacement sont des thèmes récurrents dans mon travail, surtout au vu de l’utilisation répandue de technologies telles que la photographie ou Internet. Je remets en question l’idée de la démocratisation des médias, l’idée que des images mises en scène avec des outils préréglés encourageraient la subjectivité ou l’individualité. J’examine l’écart entre les pratiques photographiques individuelles et collectives ainsi que les ramifications liées au fait de partager ses photographies personnelles avec un public anonyme.Ma proposition pour le prix Découverte, composée de petits détails relevés à partir de centaines d’images d’objets plus ou moins cassés et mis en vente, explore les conséquences et les dérivés d’une production de masse. Celle-ci implique une extrême disponibilité de tout, à travers les technologies les plus répandues de la photographie grand public. J’y découvre ainsi : des télévisions à tube cathodique, encombrantes, indésirables, photographiées avec autant de maladresse dans la composition de l’image que dans le salon où elles se trouvent ; une profusion de télécommandes universelles, dont le concept de « distance universelle » représente une métaphore appropriée aux phénomènes contemporains de détachement et d’isolement.Il s’agit d’une trajectoire qui part d’images d’objets, de corps ingérables et persistants, pour arriver à celles d’objets devenus des extensions abstraites du corps. Ce travail raconte, d’une certaine manière, l’histoire de la promesse et de l’échec de la technologie : un panorama des technologies de production d’images où se trament les manifestations culturelles du désir, du matériel et de l’immatériel, de la désincarnation, de l’absence et de l’effacement.

Penelope Umbrico

Encadrements réalisés par Plasticollage et Circad, Paris.