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Artiste présentée par Simon Baker

Indre Serpytyte

1944-1991

4 juillet - 18 septembre

10H00 - 19H30

L’œuvre d’Indre Serpytyte aborde les problèmes de la mémoire, du traumatisme et de la perte à travers l’histoire d’après-guerre de sa Lituanie natale, associant de manière sophistiquée la recherche d’archives, la sculpture et la photographie. Son projet 1944-1991 en est exemplaire : elle part d’une série de photographies de sites de répression et de violence, dont elle fait ensuite une base de travail pour évoquer ses propres représentations, ainsi que les relations complexes et subtiles qu’elle entretient avec ces lieux. En travaillant aussi bien la photographie que d’autres médiums, Serpytyte témoigne cependant d’un profond engagement vis-à-vis de l’histoire spécifique et du potentiel critique du média photographique.

Simon Baker

En 1944, la Guerre froide s’installe. Une guerre brutale, inhumaine. Une guerre presque oubliée aujourd’hui. Les puissances occidentales considéraient comme illégale l’occupation des pays baltes et de l’Est par les autorités staliniennes, malgré les accords d’après-guerre qui avaient reconnu les frontières de l’Union soviétique. Cachée par le rideau de fer, l’occupation du bloc soviétique continua durant cinquante ans, décimant les populations. On estime aujourd’hui le nombre de morts à vingt millions. Selon certains, le chiffre réel serait plus près de soixante millions. Sans le moindre soutien de l’Occident, les partisans résistants se sont battus contre le régime soviétique. Ils ont dû abandonner leurs familles, leurs maisons, pour se réfugier dans la forêt. Dans de nombreux villages et villes, des habitations ont été réquisitionnées par les officiers du KGB afin de servir de centres de contrôle, d’interrogation, d’empri- sonnement et de torture. Ces maisons familiales ont été ainsi converties en lieux terrifiants. Par conséquent, la forêt était non seulement un refuge, mais également un charnier. La résistance la plus active et la plus appuyée, celle des « frères de la forêt » lituaniens, a duré dix ans.
Indre Serpytyte
En 1944, la Guerre froide s’installe. Une guerre brutale, inhumaine. Une guerre presque oubliée aujourd’hui. Les puissances occidentales considéraient comme illégale l’occupation des pays baltes et de l’Est par les autorités staliniennes, malgré les accords d’après-guerre qui avaient reconnu les frontières de l’Union soviétique. Cachée par le rideau de fer, l’occupation du bloc soviétique continua durant cinquante ans, décimant les populations. On estime aujourd’hui le nombre de morts à vingt millions. Selon certains, le chiffre réel serait plus près de soixante millions. Sans le moindre soutien de l’Occident, les partisans résistants se sont battus contre le régime soviétique. Ils ont dû abandonner leurs familles, leurs maisons, pour se réfugier dans la forêt. Dans de nombreux villages et villes, des habitations ont été réquisitionnées par les officiers du KGB afin de servir de centres de contrôle, d’interrogation, d’empri- sonnement et de torture. Ces maisons familiales ont été ainsi converties en lieux terrifiants. Par conséquent, la forêt était non seulement un refuge, mais également un charnier. La résistance la plus active et la plus appuyée, celle des « frères de la forêt » lituaniens, a duré dix ans.

Indre Serpytyte

Encadrements réalisés par Circad, Paris.
Exposition présentée à la Grande Halle, Parc des Ateliers.
Encadrements réalisés par Circad, Paris.
Exposition présentée à la Grande Halle, Parc des Ateliers.