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Artiste présenté par Chris Boot

David Horvitz

4 juillet - 18 septembre

10H00 - 19H30

Même si la pratique photographique joue un rôle central dans l’œuvre de David Horvitz – qu’il s’agisse de la sienne ou de celle des autres, qu’il sollicite –, ses créations se situent à l’opposé d’objets d’art raffinés. Les images qu’il présente sont plutôt semblables à des cartes postales, ce sont des échanges entre lui et son public, des souvenirs des interventions qu’il réalise tout autour du monde, ou encore un moyen d’encourager son public à penser comme des artistes conceptuels ou des artistes de performance, et de jouer. Il veut que les gens appréhendent leur environnement d’une manière différente, pratiquant un landart virtuel de l’ère interactive, et laisse rarement la moindre trace derrière lui. Son investigation sur la nature de la photographie me fait penser à Duane Michals et à Keith Arnatt.

Chris Boot

Le caractère nomade de David Horvitz le fait osciller entre Internet et la page imprimée, en évitant toute forme spécifique de définition ou de support. Il s’intéresse fréquemment à des disciplines qui questionnent la circulation de l’information et l’impermanence des artefacts numériques. Horvitz encourage aussi bien ses amis qu’un public issu du Web à participer à ses projets. Il canalise l’esprit de l’art conceptuel en interagissant avec diverses communautés, à travers les technologies de communication numériques. Ses projets, en accès libre et gratuit, traduisent sa grande générosité. Pour Public Access, un de ses projets récents, il a voyagé tout le long de la côte californienne, de la frontière mexicaine jusqu’à l’Oregon. Durant ce road-trip, il a réalisé des photo- graphies de diverses vues de l’océan Pacifique dans le cadre desquelles il s’inclut (parfois discrètement). Il a ensuite envoyé ces photographies sur Internet pour illustrer les pages Wikipédia des lieux en question. Une des photographies de Horvitz, prise entre le Mexique et les États-Unis où la frontière s’avance dans la mer, est ainsi apparue dans l’article Wikipédia sur le Border Field State Park. Avec l’intention de distribuer ses images de manière ouverte, au sein des nouveaux espaces publics qui ont vu le jour avec Internet, le travail de Horvitz a entraîné une modeste controverse au sein de la communauté des rédacteurs de Wikipédia. Après des débats de longue haleine, les images ont été soit retouchées (Horvitz n’apparaissant plus dans ses propres photographies), soit tout simplement effacées. Un document PDF a été créé pour documenter tout le déroulé du projet et le processus de suppression des images. Avec From the Southern-most Inhabited Island of Japan (Hateruma... Public Domain) [Depuis l’île inhabitée à l’extrémité sud du Japon (Hateruma... Domaine public)], exposé à cette époque au New Museum, Horvitz a généré une succession d’images « de voyage » qui font office de représentation, métaphorique et en ligne, d’un voyage au sud du Japon qu’il avait effectué quelques années plus tôt. Comme avec beaucoup de projets de Horvitz, ce travail se manifeste sous plusieurs formes : texte, photographie, images trouvées, coupures de presse, ainsi qu’un livre.

Tirages réalisés par Janvier, Paris.