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Polaroid en péril!

3 juillet - 19 septembre

10H00 - 19H30

Durant un demi-siècle, Polaroid a été synonyme de photographie instantanée. Les amateurs comme les professionnels s’enthousiasmaient à l’idée d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil pour en voir sortir un petit tirage quelques minutes plus tard. Le format et le cadre blanc font du Polaroid un objet immédiatement identifiable, lequel n’est, par ailleurs, pas un multiple. Peu après son apparition en 1948, le Polaroid s’est imposé comme un objet culte. Dans les années 1960, près de la moitié des foyers américains possédaient un tel appareil.
Dès sa fondation en 1937, la société Polaroid a cherché à innover dans de nombreux domaines. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle était connue pour ses filtres polarisants, ses microscopes ou ses lunettes de soleil destinées aux militaires. Voyant que les artistes seraient les plus aptes à inventer de nouvelles applications au film à développement instantané – et à pousser le procédé à ses limites – Edwin H. Land, le fondateur de la société Polaroid, offrit des appareils et des films aux photo- graphes, en échange de quelques tirages. La compagnie poursuivit ce programme pendant de nombreuses années, donnant carte blanche aux artistes. Une Collection Polaroid s’est ainsi constituée, qui réunit plus de 16 000 œuvres.
Depuis vingt ans, le musée de l’Élysée conserve plus de 4500 tirages originaux de la Collection Polaroid européenne. Ce dépôt unique compte des œuvres de 850 photographes, parmi lesquels de grands noms, comme Ansel Adams, Gabriele Basilico, Nancy Burson, Helen Chadwick, Walker Evans, Joan Fontcuberta, Ralph Gibson, Luigi Ghirri, Yousuf Karsh, Les Krims, David Levinthal, Sally Mann, Robert Mapplethorpe, Helmut Newton, Robert Rauschenberg, Stephen Shore, Aaron Siskind, Andy Warhol, William Wegman et Minor White.
Malgré l’attachement que portaient professionnels et amateurs à la firme du Massachusetts, les films et les appareils Polaroid ont souffert de la révolution numérique et surtout d’une gestion catastrophique. Les faillites successives de la société Polaroid (en 2001 et en 2008) mettent aujourd’hui en péril l’avenir de sa collection, aux États- Unis comme en Europe. Au mois de juin 2010, celle-ci sera mise aux enchères, du moins en partie, par les propriétaires actuels. La dispersion de ces œuvres représenterait la perte d’une collection sans équivalent. Le musée de l’Élysée espère qu’une solution sera rapidement trouvée pour éviter le démantèlement de cet ensemble unique.
William Ewing, commissaire de l’exposition.
Durant un demi-siècle, Polaroid a été synonyme de photographie instantanée. Les amateurs comme les professionnels s’enthousiasmaient à l’idée d’appuyer sur le déclencheur de l’appareil pour en voir sortir un petit tirage quelques minutes plus tard. Le format et le cadre blanc font du Polaroid un objet immédiatement identifiable, lequel n’est, par ailleurs, pas un multiple. Peu après son apparition en 1948, le Polaroid s’est imposé comme un objet culte. Dans les années 1960, près de la moitié des foyers américains possédaient un tel appareil. Dès sa fondation en 1937, la société Polaroid a cherché à innover dans de nombreux domaines. Avant la Seconde Guerre mondiale, elle était connue pour ses filtres polarisants, ses microscopes ou ses lunettes de soleil destinées aux militaires. Voyant que les artistes seraient les plus aptes à inventer de nouvelles applications au film à développement instantané – et à pousser le procédé à ses limites – Edwin H. Land, le fondateur de la société Polaroid, offrit des appareils et des films aux photographes, en échange de quelques tirages. La compagnie poursuivit ce programme pendant de nombreuses années, donnant carte blanche aux artistes. Une Collection Polaroid s’est ainsi constituée, qui réunit plus de 16 000 œuvres. Depuis vingt ans, le musée de l’Élysée conserve plus de 4500 tirages originaux de la Collection Polaroid européenne. Ce dépôt unique compte des œuvres de 850 photographes, parmi lesquels de grands noms, comme Ansel Adams, Gabriele Basilico, Nancy Burson, Helen Chadwick, Walker Evans, Joan Fontcuberta, Ralph Gibson, Luigi Ghirri, Yousuf Karsh, Les Krims, David Levinthal, Sally Mann, Robert Mapplethorpe, Helmut Newton, Robert Rauschenberg, Stephen Shore, Aaron Siskind, Andy Warhol, William Wegman et Minor White. Malgré l’attachement que portaient professionnels et amateurs à la firme du Massachusetts, les films et les appareils Polaroid ont souffert de la révolution numérique et surtout d’une gestion catastrophique. Les faillites successives de la société Polaroid (en 2001 et en 2008) mettent aujourd’hui en péril l’avenir de sa collection, aux États-Unis comme en Europe. Au mois de juin 2010, celle-ci sera mise aux enchères, du moins en partie, par les propriétaires actuels. La dispersion de ces œuvres représenterait la perte d’une collection sans équivalent. Le musée de l’Élysée espère qu’une solution sera rapidement trouvée pour éviter le démantèlement de cet ensemble unique.

William Ewing, commissaire de l’exposition.

Exposition proposée par le musée de l’Élysée, Lausanne.
www.elysee.ch
Exposition présentée à l’Espace Van Gogh.
Exposition proposée par le musée de l’Élysée, Lausanne.
Exposition présentée à l’Espace Van Gogh.