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Les archives Alinari et la syntaxe du monde

Hommage à Italo Calvino

2 juillet - 23 septembre

10H00 - 19H30

L’année 2012 marque le 160e anniversaire de la maison Alinari, atelier familial de 1852 à 1920 puis société d’actionnaires, et désormais fondation, située à Florence. Cette continuité fait d’Alinari la plus ancienne firme photographique au monde après avoir été l’atelier le plus florissant d’Italie. Sa renommée est d’abord liée à la reproduction de qualité des œuvres d’art. Très rapidement son rayonnement commercial prend assise sur le patrimoine culturel italien, à travers des commandes qui répertorient les vestiges de l’Antiquité, les édifices médiévaux, les fresques, la statuaire, mais aussi les costumes traditionnels, les villages pittoresques et leurs habitants... Dotée depuis ses débuts d’un studio de portrait avec pignon sur rue, la maison Alinari réalise également des commandes pour l’industrie, les institutions religieuses, des laboratoires scientifiques... La somme des images produites offre ainsi une vision kaléidoscopique de l’art, de la société italienne et de ses mutations entre 1875 et 1920. Lieu vivant et lieu de mémoire, Alinari continue à jouer un rôle majeur dans le paysage photographique, comme éditeur de beaux livres, musée de la photographie et fonds photographiques, acquis depuis les années 1930, comme agence de diffusion en ligne d’images, enfin, couvrant plus d’un siècle et tous les domaines d’activité. Invité à revisiter la production des Alinari entre 1852 et 1920, j’ai choisi de rendre compte de la diversité des thèmes et genres abordés à travers le dispositif combinatoire mis en œuvre par l’écrivain Italo Calvino dans son recueil Le Château des destins croisés. L’exposition s’organisera à partir des lames du tarot de Marseille que Calvino utilise
comme « machine narratrice », reproduites dans les marges de son texte et dont les combinaisons seront le fil conducteur de l’accrochage. Elle rendra également hommage à l’un des écrivains italiens les plus populaires et à son apport à l’Ouvroir de littérature potentiel, l’OuLiPo, où il rejoint Queneau et Perec en 1973, et dans l’esprit duquel son recueil s’inscrit explicitement.
Christophe Berthoud, commissaire de l’exposition.
comme « machine narratrice », reproduites dans les marges de son texte et dont les combinaisons seront le fil conducteur de l’accrochage. Elle rendra également hommage à l’un des écrivains italiens les plus populaires et à son apport à l’Ouvroir de littérature potentiel, l’OuLiPo, où il rejoint Queneau et Perec en 1973, et dans l’esprit duquel son recueil s’inscrit explicitement.

Christophe Berthoud, commissaire de l’exposition.

Exposition coproduite par les Rencontres d’Arles et la fondation Alinari, Florence, Italie, qui présente du 19 octobre 2012 au 6 janvier 2013.
Exposition présentée au cloître Saint-Trophime.
Exposition coproduite par les Rencontres d’Arles et la fondation Alinari, Florence, Italie, qui présente du 19 octobre 2012 au 6 janvier 2013.
Exposition présentée au cloître Saint-Trophime.