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Société française de photographie

Un laboratoire des premières fois

2 juillet - 23 septembre

10H00 - 19H30

Fondée en 1854, reconnue d’utilité publique en 1892, la Société française de photographie (SFP) est la plus ancienne société savante de photographie encore en activité. La SFP conserve l’une des plus importantes collections privées de photographies historiques en Europe. Cette collection est aujourd’hui classée au titre des monuments historiques. Rassemblant images, ouvrages, périodiques et documents manuscrits, la collection s’est constituée au gré des activités de ses membres : expérimentations techniques, théoriques ou visuelles. En effet, si les opérateurs brevetaient souvent leurs innovations, ils officialisaient plus régulièrement leurs découvertes par une présentation publique à la SFP suivie d’une publication dans son Bulletin et de dons d’épreuves ou d’objets. C’est ainsi que la SFP conserve la première photolithographie d’Alphonse Poitevin, les expérimentations de photographies en couleur de Ducos du Hauron et ses recherches précoces sur les anaglyphes ou les premiers essais d’autochromes des Frères Lumière. Aux « premières fois » techniques s’ajoutent les « premières fois » d’usages parmi lesquelles figurent de nombreux essais de photographie instantanée, les premières images de la terre vue du ciel – la photo- graphie aérostatique – de Paul Nadar, les essais de transmission d’images à distance par le
bélinographe ou encore les tentatives de mesure photographique de la vitesse des voitures par Léon Gaumont. L’idée même de conserver pour le futur les innovations photographiques en tous genres est au cœur des missions de la Société française de photographie depuis son origine même. Aussi, nombreuses sont aujourd’hui les pratiques et usages de l’image ayant découlé des multiples tâtonnements dont la collection de la SFP conserve la mémoire et les hésitations. Mais les « premières fois » sont aussi parfois des échecs et plusieurs échantillons illisibles aujourd’hui n’ont pas résisté aux aléas du temps et de leur époque. Au-delà de l’intérêt socio-historique de ces images, c’est aussi à une lecture esthétique de « l’expérimentale photographique » que nous invitent aujourd’hui ces incunables de la photographie. Offertes sur toutes sorte de supports, manipulées et portant les traces de ces mani- pulations, annotées au recto comme au verso, reproduites sous plusieurs formes, ces images ont nourri et continuent de nourrir les imaginaires photographiques dont elles forment une précieuse archéologie.
Luce Lebart, commissaire d’exposition et responsable des collections de la SFP.
bélinographe ou encore les tentatives de mesure photographique de la vitesse des voitures par Léon Gaumont. L’idée même de conserver pour le futur les innovations photographiques en tous genres est au cœur des missions de la Société française de photographie depuis son origine même. Aussi, nombreuses sont aujourd’hui les pratiques et usages de l’image ayant découlé des multiples tâtonnements dont la collection de la SFP conserve la mémoire et les hésitations. Mais les « premières fois » sont aussi parfois des échecs et plusieurs échantillons illisibles aujourd’hui n’ont pas résisté aux aléas du temps et de leur époque. Au-delà de l’intérêt socio-historique de ces images, c’est aussi à une lecture esthétique de « l’expérimentale photographique » que nous invitent aujourd’hui ces incunables de la photographie. Offertes sur toutes sorte de supports, manipulées et portant les traces de ces mani- pulations, annotées au recto comme au verso, reproduites sous plusieurs formes, ces images ont nourri et continuent de nourrir les imaginaires photographiques dont elles forment une précieuse archéologie.

Luce Lebart, commissaire d’exposition et responsable des collections de la SFP.

Exposition réalisée en partenariat avec la Société française
de photographie (SFP).
Tirages modernes réalisés par Janvier, Paris.
Encadrements réalisés par Élodie Texier-Boulte et Circad, Paris. Numérisation réalisée par Gobelins l’école de l’image,
l’école nationale Louis Lumière et Tribvn.
Exposition présentée au musée départemental de l’Arles antique.
Exposition réalisée en partenariat avec la Société françaisede photographie (SFP).
Tirages modernes réalisés par Janvier, Paris.
Encadrements réalisés par Élodie Texier-Boulte et Circad, Paris.
Numérisation réalisée par Gobelins l’école de l’image,l’école nationale Louis Lumière et Tribvn.
Exposition présentée au musée départemental de l’Arles antique.