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LE FESTIVAL EN QUELQUES DATES

1970
Lucien Clergue, photographe, Jean-Maurice Rouquette, conservateur, et Michel Tournier, écrivain, lancent à Arles « Les Rencontres photographiques » au sein du festival municipal pluridisciplinaire. Avec Gjon Mili et Edward Weston, la photographie américaine constitue la véritable originalité de cette première édition. La collection de photographies que Lucien Clergue et Jean-Maurice Rouquette ont initiée cinq ans plus tôt pour créer la section d’Art photographique du musée Réattu en 1965 nourrit cette première édition des Rencontres photographiques.

1973
Expositions d'Imogen Cunningham et Judy Dater.

1975
Robert Doisneau est à l’honneur et partage l’affiche avec de grands maîtres internationaux : Yousuf Karsh, André Kertész et William Eugene Smith.


1977 — 1985
L’époque des précurseurs et des amis s’achève avec le départ de Lucien Clergue de la direction. Plusieurs personnes se succèdent à la direction artistique du festival qui ne cesse de se développer.

1977
William Eggleston, Frank Horvat, Joel Meyerowitz et Stephen Shore sont réunis dans l’exposition La Deuxième Génération de la photographie en couleur, et mettent un terme à la suprématie du noir et blanc. Les stages de photographie se développent.

1979
Pour la première fois, les Rencontres proposent un atelier « image » aux écoliers arlésiens. Le théâtre Antique accueille les projections nocturnes. Expositions de Marry Ellen Mark et Manuel Álvarez Bravo.

1980
Willy Ronis est l’invité d’honneur du festival.

1981
Exposition de Robert Mapplethorpe.

1982
L’École nationale supérieure de la photographie d’Arles (ENSP) est créée et dirigée par Alain Desvergnes, également directeur des Rencontres.

1983
Robert Rauschenberg déploie sa vision de la Chine, Raymond Depardon présente en avant-première son film Les Années déclic.

1985
Présentation exceptionnelle du travail de David Hockney qui signe l'affiche du festival.


1986 — 2001
Tandis que le festival gagne en importance et s’institutionnalise, le champ de la photographie est en ébullition et connaît lui aussi de profonds bouleversements.

1986
Les anciens ateliers SNCF sont transformés en espace d’exposition de 4 000 m2. Le festival entre dans une nouvelle dimension. Martin Parr, alors inconnu, fait scandale, tout comme les portraits glamours d’Annie Leibovitz.

1987
Le public arlésien découvre l'univers marginal de Nan Goldin.

1988
Rétrospective Germaine Krull. Grande exposition sur la Chine avec 40 photographes.

1990
Panorama de Berlin et des événements au-delà du rideau de fer vus par Magnum.

1994
Pour les 25 ans des Rencontres, le programme se tourne vers le passé : hommage à Robert Doisneau, célébration d’André Kertész, de Jacques Henri Lartigue et d’Henri Cartier-Bresson. Andres Serrano, Pierre et Gilles ou Bogdan Konopka font figure d’ovnis.

1995
Les festivaliers de la première heure reprochent au programme imaginé par Michel Nuridsany, directeur artistique de l'édition, de favoriser le film et la vidéo au détriment de la photographie ; ils envahissent la scène du théâtre Antique pour interrompre la projection du film Un monde flottant, de Romain Slocombe, sur l’oeuvre de Nobuyoshi Araki. Le lendemain, Lucien Clergue, vice-président des Rencontres, et Agnès de Gouvion Saint- Cyr, directrice, présentent leur démission.

1996
Joan Fontcuberta, photographe plasticien, est nommé directeur artistique du festival. Rétrospective Ralph Eugene Meatyard. Joel-Peter Witkin fait l’unanimité. On découvre Grete Stern. Le catalogue du festival est désormais réalisé chaque année par Actes Sud.

1997
La programmation du festival est confiée à Christian Caujolle.

1999
L’Amérique est à l’honneur. Lee Friedlander, déjà largement représenté en 1973, revient avec Désert de Sonora. Lillian Bassman enchante les festivaliers. Le siècle s’achève et les Rencontres ont atteint l’âge de la maturité et des bilans. « Vive les modernités ! » s’exclame le festival sous la direction de Gilles Mora.

2000
Les thèmes de la disparition, de l’effacement et de l’absence sont présents dans nombre de propositions parmi lesquelles celles de Sophie Calle, Lucien Clergue et Fréderick Sommer ou encore Tina Modotti, première exposition signée Sam Stourdzé pour les Rencontres d'Arles. Les femmes, peu présentes depuis 1973, sont de retour.

2001
Éclectisme avec les expositions de Garry Winogrand, Luc Delahaye et Stéphane Couturier.


2002 — 2014
François Hébel dirige le festival entre 2002 et 2014. Il convie plusieurs artistes en tant que commissaires invités : Martin Parr (2004), Raymond Depardon (2006), Christian Lacroix (2008) et Nan Goldin (2009).

2002
Pour redynamiser le festival, François Hébel allonge sa durée et multiplie les expositions. Disséminées dans vingt-trois lieux, elles passent de treize à quarante-cinq. Visibles jusqu’au 15 septembre, elles installent le festival dans un circuit touristique de l’été. Lancement du prix Découverte, qui met à l’honneur la jeune photographie. Josef Koudelka et Martin Parr, deux photographes stars de l’agence Magnum, sont exposés ainsi que le travail de Lise Sarfati. La photographie vernaculaire fait une entrée remarquée avec la narration imaginée par Larry Sultan et Mike Mandel.

2003
Sur 12 000 m2, dix-sept expositions sont accrochées aux anciens ateliers SNCF et présentent un large panorama de la photographie contemporaine.

2004
Martin Parr, commissaire invité, multiplie les propositions autour du « documentaire conceptuel ». Lancement de Une Rentrée en images, à destination des publics scolaires. En 2011, 9 académies, 30 classes et 10 000 élèves seront concernés.

2005
Première édition de la Nuit de l’Année, fer de lance d’un festival pour les Arlésiens. Claudine Maugendre en assure la direction artistique entre 2005 et 2014.

2008
Christian Lacroix est le commissaire invité. Françoise Huguier et Sabine Weiss exposent leur travail.

2009
Nan Goldin est la commissaire invitée. Le programme revient sur les parcours d’exception de Robert Delpire et de Willy Ronis. Nan Goldin invite Duane Michals et ses amis.

2010
Taryn Simone expose aux Rencontres. La série de musiciens de jazz prise au Polaroid de Pannonica de Koenigswarter est présentée.

2011
Dix ans après la nouvelle formule proposée par François Hébel, près de dix fois plus de visiteurs se rendent à Arles pour les Rencontres (ils sont 84 000 en 2011). La mythique « valise mexicaine » est présentée, avec des photographies inédites de Capa, Chim et Gerda Tarro. From Here On, première grande exposition de l’ère numérique en forme de manifeste, par les commissaires Clément Chéroux, Martin Parr, Joan Fontcuberta, Erik Kessels et Joachim Schmidt.

2012
Focus sur les 30 ans de l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. Deux grandes monographies sont également programméss : Josef Koudelka et Amos Gitaï.

2014
Dernière édition de François Hébel, qui démissionne après la décision par les autorités publiques de vendre le Parc des Ateliers à la Fondation Luma. Il faut trouver de nouveaux lieux.


2015 — 2019
Le décloisonnement est à l'honneur. La photographie dialogue avec les autres disciplines, réaffirmant avec malice qu’elle se trouve aussi là où on ne l’attend pas. Le festival est un incubateur culturel ; plus que jamais, il devient un passage obligé.

2015
Sam Stourdzé est nommé directeur du festival, Hubert Védrine prend la suite de Jean-Noël Jeanneney au poste de président. Lancement de
Cosmos-Arles Books, plateforme d’échange autour du livre de photographie à laquelle participent plus de 80 éditeurs. Lancement du Luma Rencontres Dummy Book Award destiné à aider à produire un projet de maquette de livre. En Chine, première édition du Jimei x Arles International Photo Festival,
lancé par les Rencontres d’Arles, cofondé avec le Three Shadows Photography Art Center. Stephen Shore est à l’honneur. Incursion dans la photographie japonaise et les pochettes de disques (Total Records).

2016
Le Grand Arles Express associe pour la première année aux Rencontres d’Arles la Collection Lambert en Avignon, Carré d’Art de Nîmes et la Villa Méditerranée de Marseille. Lancement du prix de la meilleure exposition d'une jeune photographe, le prix de la Photo Madame Figaro Arles, remporté par Laia Abril pour son travail sur l'avortement.

2017
Le nouveau prix Découverte valorise le travail des galeries. De Joel Meyerowitz à Michael Wolf en passant par un focus sur la photographie iranienne, la pluralité des points de vue est de mise. Depuis 2016, le festival ouvre de nouveaux lieux dans le centreville : Croisière, la Maison des Peintres, la friche SNCF Ground Control, la Maison des Lices, Monoprix…

2018
Un nouveau record de fréquentation est atteint avec 140 000 visiteurs.

2019
50ème édition !