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Artiste présenté par Liam Gillick

Gilad Ratman

3 juillet - 19 septembre

10H00 - 19H30

Mes vidéos et installations abordent des comportements humains en apparence indéfendables et dévoilent l’importance des communautés en mettant en évidence certaines formes de résistance et les limites du soi. En poussant la narration dans ses retranchements et en permettant le déroulement d’une suite d’événements qui a été brisée, ce travail est pour moi un moyen d’explorer la tension entre le réel et l’imaginaire. Mes vidéos s’attaquent à la corrélation entre cause et effet, et minent ainsi la confiance que l’on peut avoir dans le cinéma, en ouvrant une voie où peuvent coexister le poétique et le pathétique. Dans certains cas, la production elle-même, ou des éléments généralement perçus comme du domaine du « making-off » ou des « coulisses » font partie intégrante de l’œuvre. Les participants ne jouent pas la comédie dans le sens d’une représentation, mais répondent simplement à une situation donnée, souvent née d’une restriction physique ou d’une situation inhabituelle. La représentation de la nature joue un rôle important dans mon travail ; je l’emploie comme un laboratoire pour observer les relations entre humains ou des actes de violence. Celle-ci, pour moi, se déroule non seulement à l’intérieur du cadrage, mais est également une condition inhérente du regard, reproduite par l’action de regarder. Chaque œuvre voudrait développer un point de vue en quelque sorte externe, qui raconte et tente de traiter de la formation de l’identité et des limites du « soi » sans pour autant être subordonné au mécanisme d’identification du spectateur. Le travail que je présente pour le prix Découverte des Rencontres d’Arles est constitué d’une installation vidéo et de deux images photographiques. The Multipillory (le Multipilori) est une installation vidéo dans laquelle douze personnes font passer leurs têtes à travers une grande image montée sur une structure en bois.
Inspirée du pilori (le dispositif de torture du Moyen Âge), elle évoque l’intimité née d’une nécessité, et l’humiliation hors de son contexte. The Boggymen est un collage constitué de photographies trouvées représentant l’autodocumentation d’un individu qui se fait appeler « The Boggyman » (le croque-mitaine du bourbier) et qui pratique la « submersion totale » dans la boue, pour le plaisir. Seule sa tête, presque entièrement recouverte de boue, dépasse de la surface.
Gilad Ratman
Tirages réalisés par Picto.
Exposition présentée à l’Atelier de Mécanique, Parc des Ateliers.
Mes vidéos et installations abordent des comportements humains en apparence indéfendables et dévoilent l’importance des communautés en mettant en évidence certaines formes de résistance et les limites du soi. En poussant la narration dans ses retranchements et en permettant le déroulement d’une suite d’événements qui a été brisée, ce travail est pour moi un moyen d’explorer la tension entre le réel et l’imaginaire. Mes vidéos s’attaquent à la corrélation entre cause et effet, et minent ainsi la confiance que l’on peut avoir dans le cinéma, en ouvrant une voie où peuvent coexister le poétique et le pathétique. Dans certains cas, la production elle-même, ou des éléments généralement perçus comme du domaine du « making-off » ou des « coulisses » font partie intégrante de l’œuvre. Les participants ne jouent pas la comédie dans le sens d’une représentation, mais répondent simplement à une situation donnée, souvent née d’une restriction physique ou d’une situation inhabituelle. La représentation de la nature joue un rôle important dans mon travail ; je l’emploie comme un laboratoire pour observer les relations entre humains ou des actes de violence. Celle-ci, pour moi, se déroule non seulement à l’intérieur du cadrage, mais est également une condition inhérente du regard, reproduite par l’action de regarder. Chaque œuvre voudrait développer un point de vue en quelque sorte externe, qui raconte et tente de traiter de la formation de l’identité et des limites du « soi » sans pour autant être subordonné au mécanisme d’identification du spectateur. Le travail que je présente pour le prix Découverte des Rencontres d’Arles est constitué d’une installation vidéo et de deux images photographiques. The Multipillory (le Multipilori) est une installation vidéo dans laquelle douze personnes font passer leurs têtes à travers une grande image montée sur une structure en bois. Inspirée du pilori (le dispositif de torture du Moyen Âge), elle évoque l’intimité née d’une nécessité, et l’humiliation hors de son contexte. The Boggymen est un collage constitué de photographies trouvées représentant l’autodocumentation d’un individu qui se fait appeler « The Boggyman » (le croque-mitaine du bourbier) et qui pratique la « submersion totale » dans la boue, pour le plaisir. Seule sa tête, presque entièrement recouverte de boue, dépasse de la surface.

Gilad Ratman

Tirages réalisés par Picto.
Exposition présentée à l’Atelier de Mécanique, Parc des Ateliers.