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Gabriel Valansi

Mad

3 juillet - 19 septembre

10H00 - 19H30

Je m’intéresse au rôle de l’image médiatique dans la mémoire d’événements violents. Surtout au format documentaire. Il y a quelque chose dans l’esthétique involontaire des documentaires de guerre. Un facteur commun, quelque chose de présent dans toutes les guerres. Cela semble vibrer dans les moments où il ne se passe rien. Dans les temps morts, dans le néant qui plane sur les blindés et sur les avions. Des images de passage, entre les moments où survient ce qui s’observe habituellement dans un documentaire de guerre : des explosions, des bombardements, des soldats qui courent et qui font feu.
MAD est un travail réalisé sur des archives déclassifiées de la Guerre froide. Il s’agit pour la plupart d’essais d’explosions nucléaires. Je m’intéresse à la dernière seconde avant la déflagration nucléaire. La vibration du paysage, avant la catastrophe. La sensation de présage. Toute cette énergie (potentielle) que seuls les animaux peuvent pressentir. Je reprends l’idée ancienne selon laquelle une dernière image est restée fixée sur la rétine, avant que tout soit fini.
MAD est le sigle pour Mutual Assured Destruction (Destruction Mutuelle Assurée), une expression souvent utilisée lors de la Guerre froide.
Cela vient aussi du mot « folie » en anglais.
Gabriel Valansi, mars 2010.
Je m’intéresse au rôle de l’image médiatique dans la mémoire d’événements violents. Surtout au format documentaire. Il y a quelque chose dans l’esthétique involontaire des documentaires de guerre. Un facteur commun, quelque chose de présent dans toutes les guerres. Cela semble vibrer dans les moments où il ne se passe rien. Dans les temps morts, dans le néant qui plane sur les blindés et sur les avions. Des images de passage, entre les moments où survient ce qui s’observe habituellement dans un documentaire de guerre : des explosions, des bombardements, des soldats qui courent et qui font feu. MAD est un travail réalisé sur des archives déclassifiées de la Guerre froide. Il s’agit pour la plupart d’essais d’explosions nucléaires. Je m’intéresse à la dernière seconde avant la déflagration nucléaire. La vibration du paysage, avant la catastrophe. La sensation de présage. Toute cette énergie (potentielle) que seuls les animaux peuvent pressentir. Je reprends l’idée ancienne selon laquelle une dernière image est restée fixée sur la rétine, avant que tout soit fini.MAD est le sigle pour Mutual Assured Destruction (Destruction Mutuelle Assurée), une expression souvent utilisée lors de la Guerre froide. Cela vient aussi du mot « folie » en anglais.

Gabriel Valansi, mars 2010.

Exposition présentée à l’Atelier des Forges, Parc des Ateliers.