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Artiste présenté par le Point du jour

Joachim Mogarra

4 juillet - 18 septembre

10H00 - 19H30

Joachim Mogarra réinvente le monde à domicile en photographiant des objets aimés, des matériaux pauvres qu’il accompagne généralement de quelques mots écrits à la main. Chaque pièce s’inscrit dans un ensemble thématique, une collection ou un récit inspiré par la vie de l’artiste. L’écart visible entre l’image et ce qu’elle est censée représenter, les différences d’échelle et le mélange des registres provoquent immédiatement le rire; mais, l’air de rien, ce sont peut-être aussi nos manières de voir et de penser que ces clichés perturbent.

David Barriet, David Benassayag, Béatrice Didier

Les images de Joachim Mogarra font irrésistiblement penser aux inven- tions des enfants qui, à partir de presque rien, construisent un monde dans lequel tout a droit de cité. Tel chien en faïence a d’emblée l’épaisseur d’un personnage. Il s’agit toujours de se raconter des histoires, d’inviter les autres à y participer. Pourtant, Mogarra en fait visiblement trop, ou trop peu, pour que l’on s’amuse simplement de ses facéties. Une illusion peut en cacher une autre. Ce sont les voyages lointains, les théories scientifiques, les traits de civilisation et l’identité des individus qui sont atteints par un tel art du bricolage. Et avec eux la capacité de la photo- graphie à représenter le monde par le reportage, le portrait, les vues astronomiques ou architecturales.
Mais ce comique de l’absurde semble d’abord à usage personnel ; il serait la juste mesure pour domestiquer approximativement le monde et rapporter les diverses facettes de la comédie humaine aux dimensions d’un théâtre intérieur. Peut-être que seule la photographie permettait une si heureuse transposition. Elle autorise en tout cas l’expression de sentiments contradictoires et de goûts mal assortis. L’œuvre de Mogarra serait ainsi un autoportrait paradoxal, ne s’offrant facilement à notre regard que pour aussitôt y échapper.
David Barriet, David Benassayag, Béatrice Didier
Les images de Joachim Mogarra font irrésistiblement penser aux inventions des enfants qui, à partir de presque rien, construisent un monde dans lequel tout a droit de cité. Tel chien en faïence a d’emblée l’épaisseur d’un personnage. Il s’agit toujours de se raconter des histoires, d’inviter les autres à y participer. Pourtant, Mogarra en fait visiblement trop, ou trop peu, pour que l’on s’amuse simplement de ses facéties. Une illusion peut en cacher une autre. Ce sont les voyages lointains, les théories scientifiques, les traits de civilisation et l’identité des individus qui sont atteints par un tel art du bricolage. Et avec eux la capacité de la photo- graphie à représenter le monde par le reportage, le portrait, les vues astronomiques ou architecturales. Mais ce comique de l’absurde semble d’abord à usage personnel ; il serait la juste mesure pour domestiquer approximativement le monde et rapporter les diverses facettes de la comédie humaine aux dimensions d’un théâtre intérieur. Peut-être que seule la photographie permettait une si heureuse transposition. Elle autorise en tout cas l’expression de sentiments contradictoires et de goûts mal assortis. L’œuvre de Mogarra serait ainsi un autoportrait paradoxal, ne s’offrant facilement à notre regard que pour aussitôt y échapper.

David Barriet, David Benassayag, Béatrice Didier

Tirages en partie réalisés par Plasticollage et Circad, Paris.
Exposition présentée avec la collaboration
de la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.
Tirages en partie réalisés par Plasticollage et Circad, Paris.
Exposition présentée avec la collaboration de la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris.