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Enrique Metinides

101 Tragedies

4 juillet - 18 septembre

10H00 - 19H30

101 Tragédies est un ensemble de photographies et de récits choisis et narrés par le photographe mexicain Enrique Metinides. Il se souvient de tout : des rues, des personnages, des familles, de la tristesse, mais aussi de l’héroïsme des sauveteurs et du « public » de badauds, recon- naissants d’être simples spectateurs et non impliqués dans les drames auxquels ils assistent. Metinides classe ses images par type : accident de train, de vélo, de voiture ou de bus, crash aérien, suicide, meurtre, pendaison, noyade... Tout y est méticuleusement classé, stocké, enregistré. Il invente un ordre à partir du chaos, de la folie, dont il est le témoin photographique. L’œuvre exceptionnelle de Metinides se démarque de la photographie de presse à scandale d’aujourd’hui, la « Nota Roja » qui se vend encore dans les rues de Mexico. Ses images diffèrent du sensationnalisme contemporain : si elles sont puissantes, elles font souvent preuve d’un humanisme propre, d’un sens du détail et d’une conscience à la fois de l’accident et du contexte culturel. Sa photographie, tantôt cinématographique, tantôt intime, se présente sous la forme de courtes narrations : des films à une seule image, pourrait-on dire. Enfant, Metinides adorait aller au cinéma et photographier l’écran pour obtenir des images fixes. Cette influence est visible dans sa photo- graphie. Il vit entouré d’une collection de DVD qui comprend aussi bien James Cagney que des films d’action récents avec des poursuites en voiture spectaculaires. Réalisateur d’instantanés. Metinides, qui a travaillé à Mexico toute sa vie, n’a que rarement quitté la ville et jamais le pays, mais y a sans doute vécu plus de choses que la plupart d’entre nous. Depuis qu’il a pris sa retraite de la rue, il a entamé une série d’œuvres qui revisitent les scènes dont il a été témoin et qu’il a documentées. Il crée des images hybrides en incorporant dans le cadre les jouets de son immense collection de policiers, pompiers et ambulanciers miniatures, qu’il place au premier plan devant ses photographies, comme le décor d’une adaptation cinématographique d’un travail antérieur. Il réalise ainsi de nouvelles œuvres à la lisière de l’innocence enfantine, de l’horreur et de l’absurde. Metinides n’appartient pas à la catégorie tabloïd, celle qui caractérise notre millénaire : son œuvre a peu de rapport avec le sensationnalisme conventionnel d’aujourd’hui ou les narco-sagas qui représentent le Mexique contemporain dans les médias. Son travail est unique parce qu’il est guidé par une réflexion personnelle qui s’étend sur une vie entière. 101 Tragédies est une série de films à une seule image. Narration par Metinides. En images et en mots.
Trisha Ziff, commissaire de l’exposition, associée à Enrique Metinides.
101 Tragédies est un ensemble de photographies et de récits choisis et narrés par le photographe mexicain Enrique Metinides. Il se souvient de tout : des rues, des personnages, des familles, de la tristesse, mais aussi de l’héroïsme des sauveteurs et du « public » de badauds, reconnaissants d’être simples spectateurs et non impliqués dans les drames auxquels ils assistent. Metinides classe ses images par type : accident de train, de vélo, de voiture ou de bus, crash aérien, suicide, meurtre, pendaison, noyade... Tout y est méticuleusement classé, stocké, enregistré. Il invente un ordre à partir du chaos, de la folie, dont il est le témoin photographique. L’œuvre exceptionnelle de Metinides se démarque de la photographie de presse à scandale d’aujourd’hui, la « Nota Roja » qui se vend encore dans les rues de Mexico. Ses images diffèrent du sensationnalisme contemporain : si elles sont puissantes, elles font souvent preuve d’un humanisme propre, d’un sens du détail et d’une conscience à la fois de l’accident et du contexte culturel. Sa photographie, tantôt cinématographique, tantôt intime, se présente sous la forme de courtes narrations : des films à une seule image, pourrait-on dire. Enfant, Metinides adorait aller au cinéma et photographier l’écran pour obtenir des images fixes. Cette influence est visible dans sa photographie. Il vit entouré d’une collection de DVD qui comprend aussi bien James Cagney que des films d’action récents avec des poursuites en voiture spectaculaires. Réalisateur d’instantanés. Metinides, qui a travaillé à Mexico toute sa vie, n’a que rarement quitté la ville et jamais le pays, mais y a sans doute vécu plus de choses que la plupart d’entre nous. Depuis qu’il a pris sa retraite de la rue, il a entamé une série d’œuvres qui revisitent les scènes dont il a été témoin et qu’il a documentées. Il crée des images hybrides en incorporant dans le cadre les jouets de son immense collection de policiers, pompiers et ambulanciers miniatures, qu’il place au premier plan devant ses photographies, comme le décor d’une adaptation cinématographique d’un travail antérieur. Il réalise ainsi de nouvelles œuvres à la lisière de l’innocence enfantine, de l’horreur et de l’absurde. Metinides n’appartient pas à la catégorie tabloïd, celle qui caractérise notre millénaire : son œuvre a peu de rapport avec le sensationnalisme conventionnel d’aujourd’hui ou les narco-sagas qui représentent le Mexique contemporain dans les médias. Son travail est unique parce qu’il est guidé par une réflexion personnelle qui s’étend sur une vie entière. 101 Tragédies est une série de films à une seule image. Narration par Metinides. En images et en mots.

Trisha Ziff, commissaire de l’exposition, associée à Enrique Metinides.

Tirages réalisés par LMI, Mexico et Dupon, Paris.
Encadrements réalisés par Jean-Pierre Gapihan, Paris.
Exposition présentée à l’Atelier des Forges, Parc des Ateliers.
Tirages réalisés par LMI, Mexico et Dupon, Paris.
Encadrements réalisés par Jean-Pierre Gapihan, Paris.
Exposition présentée à l’Atelier des Forges, Parc des Ateliers.