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Chris Marker

4 juillet - 18 septembre

10H00 - 19H30

La rétrospective de Chris Marker à Arles présente plus de trois cents œuvres, créées entre 1957 et 2010.
Coréennes est un projet réalisé en 1957, alors que Chris Marker est l’un des seuls journalistes autorisés à explorer la Corée du Nord. Les photo- graphies qui en résultent offrent un regard non censuré sur la vie quoti- dienne du pays, quatre ans après la fin d’une guerre dévastatrice. Fait amusant, le produit de ses promenades est condamné des deux côtés du 38e parallèle : au nord, parce que l’auteur ne parle pas de Kim Il-sung ; au sud, simplement parce que l’œuvre a été créée de l’autre côté de la frontière.
Nul rejet de ce type pour Quelle heure est-elle ? (2004-2008) même si Marker vole ici des portraits « comme un paparazzo bien intentionné », selon ses propres termes. Inspiré par le court mais inoubliable poème d’Ezra Pound (« L’apparition de ces visages dans la foule / Des pétales sur une branche noire humide »), il se met à prendre des photographies dans le métro parisien. En collectionnant ces « pétales », son intention est de restituer ses sujets sous leur meilleur jour, souvent imperceptible dans le flux du temps, afin qu’ils soient en accord avec eux-mêmes et leur vraie nature. Il commence l’expérience avec un appareil dissimulé dans une montre, d’où le titre. S’il passe ensuite à d’autres appareils, le titre reste inchangé, pour nous rappeler que l’instant volé du visage d’une femme révèle quelque chose du temps lui-même...
Il développe la même idée avec la série PASSENGERS (PASSAGERS, 2008- 2010). « Cocteau disait que, la nuit, les statues s’échappent des musées pour se promener dans la rue », explique Marker, qui affirme tomber parfois sur les modèles de grands maîtres de la peinture dans le métro parisien, des figures fantomatiques, s’effaçant dans un hors-temps. Ces images en couleur illustrent les diverses manières dont les gens bâtissent des frontières invisibles autour d’eux, afin de supporter la vie dans la ville moderne. Cette modernité rencontre enfin la tradition artistique dans une autre série, After Dürer (Après Dürer), dans laquelle Marker s’approprie et revisite certaines estampes du graveur allemand.
Silent Movie (Film muet) et The Hollow Men (Les hom- mes creux) mettent également en question la linéarité nar- rative et historique. Si la première installation présente un regard profondément personnel sur le centième anni- versaire du cinématographe, la seconde est une réflexion sur l’état de l’Europe, dévastée après la Première Guerre mondiale.
La Jetée (1963), le film le plus connu de Chris Marker, est projeté à Arles, accompagné d’une présentation de son récent travail sur Second Life, une plate-forme virtuelle accessible sur Internet récemment explorée par l’artiste.
La rétrospective de Chris Marker à Arles présente plus de trois cents œuvres, créées entre 1957 et 2010. Coréennes est un projet réalisé en 1957, alors que Chris Marker est l’un des seuls journalistes autorisés à explorer la Corée du Nord. Les photographies qui en résultent offrent un regard non censuré sur la vie quotidienne du pays, quatre ans après la fin d’une guerre dévastatrice. Fait amusant, le produit de ses promenades est condamné des deux côtés du 38e parallèle : au nord, parce que l’auteur ne parle pas de Kim Il-sung ; au sud, simplement parce que l’œuvre a été créée de l’autre côté de la frontière. Nul rejet de ce type pour Quelle heure est-elle ? (2004-2008) même si Marker vole ici des portraits « comme un paparazzo bien intentionné », selon ses propres termes. Inspiré par le court mais inoubliable poème d’Ezra Pound (« L’apparition de ces visages dans la foule / Des pétales sur une branche noire humide »), il se met à prendre des photographies dans le métro parisien. En collectionnant ces « pétales », son intention est de restituer ses sujets sous leur meilleur jour, souvent imperceptible dans le flux du temps, afin qu’ils soient en accord avec eux-mêmes et leur vraie nature. Il commence l’expérience avec un appareil dissimulé dans une montre, d’où le titre. S’il passe ensuite à d’autres appareils, le titre reste inchangé, pour nous rappeler que l’instant volé du visage d’une femme révèle quelque chose du temps lui-même...Il développe la même idée avec la série PASSENGERS (PASSAGERS, 2008-2010). « Cocteau disait que, la nuit, les statues s’échappent des musées pour se promener dans la rue », explique Marker, qui affirme tomber parfois sur les modèles de grands maîtres de la peinture dans le métro parisien, des figures fantomatiques, s’effaçant dans un hors-temps. Ces images en couleur illustrent les diverses manières dont les gens bâtissent des frontières invisibles autour d’eux, afin de supporter la vie dans la ville moderne. Cette modernité rencontre enfin la tradition artistique dans une autre série, After Dürer (Après Dürer), dans laquelle Marker s’approprie et revisite certaines estampes du graveur allemand. Silent Movie (Film muet) et The Hollow Men (Les hommes creux) mettent également en question la linéarité narrative et historique. Si la première installation présente un regard profondément personnel sur le centième anniversaire du cinématographe, la seconde est une réflexion sur l’état de l’Europe, dévastée après la Première Guerre mondiale. La Jetée (1963), le film le plus connu de Chris Marker, est projeté à Arles, accompagné d’une présentation de son récent travail sur Second Life, une plate-forme virtuelle accessible sur Internet récemment explorée par l’artiste.

Commissaire : Peter Blum.
Exposition réalisée avec la collaboration de la Peter Blum Gallery, New York.
Installation multimédia réalisée par Coïncidence avec la collaboration de Max Moswitzer.
Projection de La Jetée avec l’aimable autorisation de Argos Films.
Encadrements en partie réalisés par Circad, Paris. Exposition présentée au Palais de l’Archevêché.
Commissaire : Peter Blum.
Exposition réalisée avec la collaboration de la Peter Blum Gallery, New York.
Installation multimédia réalisée par Coïncidence avec la collaboration de Max Moswitzer.
Projection de La Jetée avec l’aimable autorisation de Argos Films.
Encadrements en partie réalisés par Circad, Paris.
Exposition présentée au Palais de l’Archevêché.