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Brigitte Bauer

Aller aux jardins

2 juillet - 23 septembre

10H00 - 19H30

Il est possible de reconnaître dans les photographies de Brigitte Bauer le partage entre une préoccupation forte pour l’architecture et un intérêt pour le paysage, ou plus exactement pour les lieux et ce qu’ils portent de traces et d’histoire. Il y a, d’un côté, quelque chose qui tient du dessin, de la construction, de la composition de l’espace et qui appelle une cer- taine abstraction, si ce n’est une intemporalité et, de l’autre, quelque chose qui tient à ce qui fait la particularité d’un endroit, la singularité d’un instant, la marque sensible d’un moment vécu au présent. Les photographies viennent alors travailler la paradoxale complémentarité de cette relation, sans en résoudre la part de conflit, sans en effacer l’élément de contra- diction. Ce qui tient et s’impose comme une totalité harmonieuse est aus- sitôt inquiété par la présence d’une force de dissociation, une discrète tendance dispersive et dissonante. C’est bien sûr la part du hasard ou de l’accident mais aussi celle de l’intervention rusée du photographe, sa façon d’introduire dans le champ une infime perturbation, un élément de jeu à la limite de la mise en scène. Par là, cet écart intérieur à l’image est la source d’une stratégie d’écriture, le départ d’une potentialité imaginaire. Le jardin de Bauer est un jardin méandre qui nous fait passer d’un lieu à l’autre dans une continuité en quelque sorte virtuelle, toujours en acte dans le mouvement du déplacement mais mue par sa propre logique et sa propre énergie, une logique et une énergie visuelles, ou plus exacte- ment photographiques. On est guidé dans une déambulation qui nous fait traverser des lieux toujours précisément situés dans leur relation aux bâtiments, à la mer, au paysage, mais jamais fermés sur la limite d’une localisation géographique. De ce point de vue, nous sommes à mille lieues d’un catalogue raisonné. Ce qui se joue relève de l’articulation des images, du montage, au sens quasi cinématographique du terme.
Jean Cristofol
Il est possible de reconnaître dans les photographies de Brigitte Bauer le partage entre une préoccupation forte pour l’architecture et un intérêt pour le paysage, ou plus exactement pour les lieux et ce qu’ils portent de traces et d’histoire. Il y a, d’un côté, quelque chose qui tient du dessin, de la construction, de la composition de l’espace et qui appelle une cer- taine abstraction, si ce n’est une intemporalité et, de l’autre, quelque chose qui tient à ce qui fait la particularité d’un endroit, la singularité d’un instant, la marque sensible d’un moment vécu au présent. Les photographies viennent alors travailler la paradoxale complémentarité de cette relation, sans en résoudre la part de conflit, sans en effacer l’élément de contradiction. Ce qui tient et s’impose comme une totalité harmonieuse est aus- sitôt inquiété par la présence d’une force de dissociation, une discrète tendance dispersive et dissonante. C’est bien sûr la part du hasard ou de l’accident mais aussi celle de l’intervention rusée du photographe, sa façon d’introduire dans le champ une infime perturbation, un élément de jeu à la limite de la mise en scène. Par là, cet écart intérieur à l’image est la source d’une stratégie d’écriture, le départ d’une potentialité imaginaire. Le jardin de Bauer est un jardin méandre qui nous fait passer d’un lieu à l’autre dans une continuité en quelque sorte virtuelle, toujours en acte dans le mouvement du déplacement mais mue par sa propre logique et sa propre énergie, une logique et une énergie visuelles, ou plus exacte- ment photographiques. On est guidé dans une déambulation qui nous fait traverser des lieux toujours précisément situés dans leur relation aux bâtiments, à la mer, au paysage, mais jamais fermés sur la limite d’une localisation géographique. De ce point de vue, nous sommes à mille lieues d’un catalogue raisonné. Ce qui se joue relève de l’articulation des images, du montage, au sens quasi cinématographique du terme.

Jean Cristofol

Exposition réalisée dans le cadre du programme « Images contemporaines / patrimoine » coproduit par le conseil général des Bouches-du-Rhône et le Factotum avec le soutien du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la ville d’Arles, du musée départemental de l’Arles antique et coordonnée par Justine Flandin.
Tirages et encadrements réalisés par Voies Off, Arles. Exposition présentée au musée départemental de l’Arles antique.
Exposition réalisée dans le cadre du programme « Images contemporaines / patrimoine » coproduit par le conseil général des Bouches-du-Rhône et le Factotum avec le soutien du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la ville d’Arles, du musée départemental de l’Arles antique et coordonnée par Justine Flandin.
Tirages et encadrements réalisés par Voies Off, Arles.
Exposition présentée au musée départemental de l’Arles antique.