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Exposition présentée par le centre des monuments nationaux

James Casebere

2 juillet - 23 septembre

10H00 - 19H30

Depuis ses débuts, au milieu des années 1970, Casebere fabrique des objets pour les photographier. Ces objets n’ont, en soi, aucune importance puisque l’artiste, qui ne se définit pas comme photographe, n’est pas non plus sculpteur. Quelle que soit la minutie apportée à la construction des maquettes, il ne leur accorde aucune autre valeur que celle qu’elles vont lui donner dans le processus de production d’images puis de tableaux photographiques. Car Casebere appartient à cette génération – qui ne fut jamais une école mais plutôt un mouve- ment – de la mise en scène du monde en vue d’en produire des images sans prétention documentaire. En grands formats destinés à être exposés dans des musées et galeries d’art contemporain, ses travaux se sont très vite centrés sur des motifs architecturaux à portée symbo- lique et métaphysique. Il fait s’affronter espaces privés et publics, questionne le sacré, s’interroge dans ses travaux les plus récents sur l’habitat et ses conventions. Si ses références sont essentiellement celles d’artistes américains (Matta-Clarck, Smithson, Heizer, entre autres) il cite volontiers des philosophes et des cinéastes, de Bachelard à Godard. Pour lui, le travail de l’artiste est celui d’une philosophie à l’œuvre, qu’elle questionne l’espace carcéral ou les chefs-d’œuvre de l’architecture religieuse islamique. Ce travail est une interrogation sur les imaginaires présidant à la création de monuments et d’espaces et ceux qu’ils produisent sur les personnes qui les pratiquent, les subis- sent ou les contemplent. L’œuvre dialogue avec l’abbaye de Montmajour où elle est présentée, questionnant la fonction du lieu autant que ses tonalités. En choisissant d’installer dans les mêmes espaces les créations d’Absalon, est introduite, dans ce qu’elle a de plus fondamen- tal et élémentaire, la dimension de l’homme rapportée à son corps, à son économie, sans déperdition. Dans un cadre d’exception, chargé de sens, deux artistes aussi radicaux qu’exigeants nous proposent une leçon de philosophie pour aujourd’hui.
Christian Caujolle, commissaire de l’exposition
Depuis ses débuts, au milieu des années 1970, Casebere fabrique des objets pour les photographier. Ces objets n’ont, en soi, aucune importance puisque l’artiste, qui ne se définit pas comme photographe, n’est pas non plus sculpteur. Quelle que soit la minutie apportée à la construction des maquettes, il ne leur accorde aucune autre valeur que celle qu’elles vont lui donner dans le processus de production d’images puis de tableaux photographiques. Car Casebere appartient à cette génération – qui ne fut jamais une école mais plutôt un mouve- ment – de la mise en scène du monde en vue d’en produire des images sans prétention documentaire. En grands formats destinés à être exposés dans des musées et galeries d’art contemporain, ses travaux se sont très vite centrés sur des motifs architecturaux à portée symbo- lique et métaphysique. Il fait s’affronter espaces privés et publics, questionne le sacré, s’interroge dans ses travaux les plus récents sur l’habitat et ses conventions. Si ses références sont essentiellement celles d’artistes américains (Matta-Clarck, Smithson, Heizer, entre autres) il cite volontiers des philosophes et des cinéastes, de Bachelard à Godard. Pour lui, le travail de l’artiste est celui d’une philosophie à l’œuvre, qu’elle questionne l’espace carcéral ou les chefs-d’œuvre de l’architecture religieuse islamique. Ce travail est une interrogation sur les imaginaires présidant à la création de monuments et d’espaces et ceux qu’ils produisent sur les personnes qui les pratiquent, les subis- sent ou les contemplent. L’œuvre dialogue avec l’abbaye de Montmajour où elle est présentée, questionnant la fonction du lieu autant que ses tonalités. En choisissant d’installer dans les mêmes espaces les créations d’Absalon, est introduite, dans ce qu’elle a de plus fondamen- tal et élémentaire, la dimension de l’homme rapportée à son corps, à son économie, sans déperdition. Dans un cadre d’exception, chargé de sens, deux artistes aussi radicaux qu’exigeants nous proposent une leçon de philosophie pour aujourd’hui.

Christian Caujolle, commissaire de l’exposition

Exposition réalisée et produite par le Centre des monuments nationaux, avec la collaboration de la galerie Daniel Templon, Paris, dans le cadre de Monuments et Imaginaires.
Exposition présentée à l’abbaye de Montmajour.
Exposition réalisée et produite par le Centre des monuments nationaux, avec la collaboration de la galerie Daniel Templon, Paris, dans le cadre de Monuments et Imaginaires.
Exposition présentée à l’abbaye de Montmajour.