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Blue
d’Apichatpong Weerasethakul

Le réalisateur Apichatpong Weerasethakul – Palme d’Or au Festival de Cannes en 2010 pour son film Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures – rejoint la 3e Scène avec sa nouvelle réalisation, Blue, tournée pendant 12 nuits au coeur de la forêt thaïlandaise.
Présenté en première mondiale aux Rencontres d’Arles cet été, ce court-métrage est sélectionné au Toronto International Film Festival, qui se tient du 6 au 16 septembre 2018.

Blue

Réalisation : Apichatpong Weerasethakul
Durée : 12’11
C’est la nuit. Une femme ne trouve pas le sommeil. Près d’elle, une toile de fond se déroule, révélant deux paysages différents.
Sur le drap bleu de la femme, une lumière scintillante reflète et illumine le royaume de ses insomnies.

APICHATPONG WEERASETHAKUL
Apichatpong Weerasethakul a grandi à Khon Kaen, dans le nord-est de la Thaïlande. Il a commencé à tourner des courts-métrages (films et vidéos) en 1994, et a réalisé son premier film en 2000. Il a également monté des expositions et des installations dans de nombreux pays depuis 1998. Souvent non-linéaires, dotées d’un sens aigu de la disruption, ses oeuvres traitent de la mémoire, et traitent avec subtilité des convictions politiques et des problèmes de société.

Ses projets artistiques et ses films lui ont valu une large reconnaissance et de nombreux prix lors de festivals, dont deux prix au Festival de Cannes. En 2005, il a reçu l’une des récompenses les plus prestigieuses de Thaïlande, le Silpatorn, décerné par le Ministère de la Culture thaïlandais. En 2008, le Ministère de la Culture français l’a fait Chevalier de l’ordre des arts et des lettres, avant de le promouvoir Officier en 2011 puis, en 2017, Commandeur.

Son film Syndromes and a Century, achevé fin 2006, fut le premier film thaïlandais à être sélectionné à la Mostra de Venise. Apichatpong Weerasethakul fait également partie des 20 artistes et cinéastes internationaux commissionnés pour créer un court-métrage à l’occasion des 60 ans du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. En 2009, le Musée australien du film a publié une monographie majeure en langue anglaise sur son oeuvre.

Son projet Primitive (2009) consiste en une installation vidéo à grande échelle, un livre d’artiste et un film, Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives. Ce film a remporté la Palme d’Or au Festival de Cannes de 2010, devenant ainsi le premier film du Sud-Est asiatique (et le 7e d’Asie) à remporter la récompense la plus prestigieuse du monde du cinéma. En 2012, il a été invité à participer à documenta (13) à Cassel, en Allemagne, l’une des expositions d’art parmi les plus réputées. Apichatpong a aussi reçu le Prix de la Biennale Sharjah en 2013, aux Émirats Arabes Unis. Toujours en 2013, il fut aussi le récipiendaire du Prix Fukuoka, au Japon. Fin 2014, il a reçu le Prix Yanghyun, l’un des prix les plus prestigieux de Corée. En 2016, une rétrospective de ses films a été présentée à la Tate Britain de Londres. Plus récemment, il a été Premier Lauréat du Prix Prince Claus aux Pays-Bas (2016). Parmi ses projets, il travaille actuellement sur Fever Room, projection d’une performance dont le sujet est le déplacement de conscience, ainsi que sur un nouveau film, Memoria, qui se déroule en Colombie.

Apichatpong Weerasethakul vit et travaille aujourd’hui à Chiang Mai, en Thaïlande.
Posté le 03.10.2018