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Edition 2014

Exhibition presented by le Méjan

Maurice Matieu

I’ll call my son Insurrection sitting standing

Maurice Matieu nous invite à une introspection et s’interroge sur ce monde souvent dur, insupportable, pour ceux qui le subissent. Il aborde avec poésie les thèmes fondamentaux de l’existence : la mort, la rébel- lion, le travail, la démocratie... Autant de préoccupations atemporelles qui traversent les époques, sans être néanmoins plus faciles à appréhender aujourd’hui. Il force donc chacun d’entre nous à méditer sur notre place en tant qu’homme et sur l’importance d’agir, en opposant les gens assis (spectateurs) aux gens debout (acteurs). «Cette exposition est la suite logique de mes deux livres, Autobio- graphie par la forme et La Candélaria, Gaza et autres banalités. Le premier a une ambition théorique, le deuxième apporte le témoignage de la nécessité de l’engagement. Assis, Debout ou J’appellerai mon fils insurrection est la part existentielle quand la vérité n’a pas de sens car elle est le plumage des gens assis : “ Si ce ramage ressemble à ce plumage vous êtes...” Même l’exactitude est relative, elle est à tout moment remise en question. L’ambiguïté de la poésie, si ambiguïté il y a, est plus vraie car elle ouvre ses bouquets dans la tête de chacun et peu importe que les fleurs ne soient pas les mêmes. Les références littéraires ou cinématographiques sont cachées car leurs affleurements sont sans importance et ne doivent dominer que les lieux communs d’une époque insupportable à ceux qui la vivent comme elles étaient insupportables à ceux qui ont vécu les époques antérieures. Mentir est la part la plus profonde de ceux qui ne peuvent être que Debout. Que reste-t-il de la lutte des classes, quel sens a-t-elle dans le conflit entre Palestiniens et Israéliens, entre chiites et sunnites? Que reste-t-il à cette jeunesse sans qualification, sans travail : l’insurrection sur le sol raboteux de l’ordinaire. »
Maurice Matieu
Maurice Matieu invites us to an introspection and questions this world that is so often difficult and unbearable for those who are sub- jected to it. He approaches the fundamental themes of existence—death, rebellion, work, democracy,—in a poetic way. These many timeless pre- occupations come down through the ages, without necessarily being any easier to understand today. He obliges each of us to meditate on our place as human beings and on the importance of taking action, by contrasting people sitting down (spectators) with people standing up (actors).
‘This exhibition is the logical extension of two earlier ones, Autobiographie par la forme (Autobiography Through Form) and La Candélaria, Gaza et autres banalités (La Candélaria, Gaza and other banalities). The first had a theoretical aim, while the second provided evidence of the need for commitment. Sitting Standing or I’ll call my son insurrection is the existential part when truth has no meaning because it is the plumage of people sitting down: “If this foliage resembles this plumage you are... ” Even the exactitude is relative; it is constantly challenged. The ambiguity of poetry, if ambiguity there be, is more true because it opens up bouquets in everyone’s minds and little does it matter if the flowers aren’t the same. Literary or cinema references are hidden because their emergence is unimportant and must only dominate commonplaces of a period that is unbearable for people living through it, just as earlier periods were unbearable for people living through them. Making up lies is the deepest part for those who can only be Standing.
What remains of class struggle, what sense is there to the conflict between Palestinians and Israelis, between Shiites and Sunnis? What remains for all these young people without qualifications, without work: Insurrection on the uneven ground of ordinary life. ’

Maurice Matieu


Commissaire de l’exposition : Jean-Paul Capitani.
Exposition présentée à la chapelle Saint-Laurent – le Capitole.
Exhibition curator: Jean-Paul Capitani.
Exhibition venue: Chapelle Saint-Laurent—Le Capitole.