Édition 2019
MARSEILLE, FRICHE LA BELLE DE MAI
40 ans après
La photographie contemporaine au Cambodge
Le 17 avril 1975 les soldats Khmers rouges entrent dans Phnom Penh et, en trois jours, vident la ville alors habitée par un million et demi de personnes. Il faudra attendre le milieu des années 90 pour que la ville retrouve l’attrait de sa fluidité. Aujourd’hui, la capitale vit une transformation profonde et anarchique. Si elle perd de son cachet et de son identité, Phnom Penh vit l’illusion d’avoir rejoint, à une vitesse sidérante, la « modernité ». C’est dans ce contexte qu’une riche scène artistique est apparue. Elle est singulière, innovante, marquée par des individualités fortes impossibles à rattacher à des courants internationaux. La photographie est un des domaines – avec la danse et le cinéma – les plus riches et créatifs de cette nouvelle scène cambodgienne. Portés par la dynamique du festival Photo Phnom Penh qui fête cette année sa dixième édition, des jeunes ont commencé à s’exprimer, pour analyser la situation de leur pays, pour critiquer, tenter de mieux comprendre, et, aussi, pour regarder vers l’avenir.
Christian Caujolle
Mak Remissa (1970), Sorn Seyhaktit, Dit Ti Tit (1991), Lim Sokchanlina (1991), Neak Sophal (1989), Philong Sovan (1986)
Christian Caujolle
Mak Remissa (1970), Sorn Seyhaktit, Dit Ti Tit (1991), Lim Sokchanlina (1991), Neak Sophal (1989), Philong Sovan (1986)
Commissaire de l’exposition : Christian Caujolle.
14h – 19h du mercredi au vendredi / 13h – 19h samedi et dimanche
Exposition accessible sur présentation du forfait des Rencontres d’Arles 2019.