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Denis Darzacq - Joanne Haines, Bradford, West Yorkshire, Royaume-Uni, 2010.

Denis Darzacq

ACT

Depuis une vingtaine d’années, Denis Darzacq, photographe français, membre de l’agence VU’, construit une oeuvre dont la cohérence subtile et inquiète ne cesse de s’affirmer à travers différentes séries : Ensembles, Bobigny centre ville (avec Marie Desplechin, Actes Sud, 2006), Nu, La chute, Hyper. Act, nouvelle série de Denis Darzacq, fera date. Si elle poursuit la réflexion que le photographe conduit depuis une vingtaine d’années (Ensembles, Chute, Hyper) à propos des questions touchant aux cultures urbaines ou à la place des corps dans l’espace de la cité, elle se confronte ici à une réalité distincte en s’attachant spécifiquement à des êtres en situation de handicap. Acteurs, sportifs, danseurs, les hommes et les femmes que Denis Darzacq a rencontrés dans différents pays (France, Angleterre) et dont il s’est fait le complice, agissent, jouent, prennent position et échappent aux représentations conventionnelles. Comme si enfin la photographie était parvenue à donner une forme et un sens neufs à l’injonction compassionnelle : « porter un autre regard sur le handicap »


www.denis-darzacq.com

Denis Darzacq

Né en 1961 à Paris.

Vit et travaille à Paris.


Issu du photoreportage, Denis Darzacq, que semble tarauder l’obsédante question du vivre ensemble, dresse patiemment une véritable fresque des nouvelles réalités urbaines et, plus encore, des problématiques liées à l’appréhension des territoires de la cité par les foules, les groupes ou les individus isolés. Guidé par une extrême curiosité, il part, à la manière d’un arpenteur des villes et de leur périphérie, à la rencontre d’univers ou de tribus, qu’il connaît peu ou mal mais auxquels le relie une forme personnelle de proximité. Il tente d’en percevoir puis d’en traduire plastiquement la dimension poétique ou seulement singulière. Une quête qui se double d’une attention extrême portée aux différents modes d’inscription des corps dans l’espace citadin. Renonçant à s’appuyer sur les conventions de la représentation du réel, Denis Darzacq invente pour chacune de ses “rencontres” une forme spécifique de mise en scène, un regard photographique particulier, qui révèle en creux ce que le seul reportage peine souvent à traduire : des codes, des rêves, des non-dits, qui affirment la présence de chaque « un » dans la multitude.

Capitole, chapelle Saint-Laurent

> 2 septembre

5 €

(tarification spéciale, hors forfait des Rencontres d'Arles)