Après le succès du premier « Tbilisi Photo Festival », qui a rassemblé 15 000 personnes en mai 2010, la capitale géorgienne en accueille la deuxième édition, du 25 au 31 mai 2011.
A l’occasion de la « Nuit de la Photographie », réplique caucasienne de la Nuit de l'Année des Rencontres d'Arles, de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube, dix écrans seront à nouveau disséminés le 28 mai dans les rues et places du vieux quartier de Tbilissi
Le meilleur de la photographie mondiale y sera projeté : un condensé du travail des plus grands collectifs, agences, magazines et organes de presse (Libération, Noor, Reuters, MYOP, VII agency, ).
Tbilissi au cur du Caucase, au carrefour des mondes turc, iranien, russe et européen, entend être le point de convergence des photographes de ces univers si divers si imbriqués. Sur les écrans, de nombreux jeunes auteurs géorgiens, arméniens, azéris, russes, turcs, iraniens se mêleront aux signatures les plus reconnues.
L’évènement est organisé dans le cadre d’une « Semaine de l'Europe » par la Maison de l'Europe de Tbilissi, fondation destinée à promouvoir la culture et les valeurs européennes en Géorgie, et la Maison de la Photographie de Tbilissi.
Dans cet esprit, quatre expositions illustreront ce Caucase du cur des mondes, enchevêtré dans une Europe dont la modernité l’a touché en un « clic » par la photographie.
La Géorgie au carrefour de la modernité -
La collection Ermakov, XIXème S.
Pour la première fois, une partie de la collection de Dimitri Ermakov (1848 – 1916) est exposée. Après les avoir tout juste restaurés, le Musée de l'Histoire de Tbilissi met à la disposition du « Tbilisi Photo Festival » une série de clichés de la collection de ce pionnier de la photographie du Caucase : construction du chemin de fer, portraits de la noblesse géorgienne, art des bains à Tbilissi, paysages des montagnes caucasiennes, villes – de Tbilissi à Batoumi - au charme subtil dégagé par le mélange des cultures orientales et européennes
Changes
Printemps arabe de 2011, révolutions colorées du début des années 2000 dans l’ex-bloc socialiste le monde se révolte. Cette exposition de groupe, montée en partenariat avec la jeune et prometteuse galerie parisienne La Petite Poule Noire, réunit les images de photographes qui ont témoigné de ces bouleversements de Belgrade à Bichkek, de Tbilissi à Tunis, de Kiev au Caire. Alex Majoli, Thomas Dworzak, Dominic Nahr (Magnum), Yuri Kozyrev (Noor), Lionel Charrier, Julien Daniel et Guillaume Binet (MYOP), Justyna Mielnikiewicz
Kavkaz, de Thomas Dworzak
Le célèbre photographe de l'agence Magnum nous livre la première exposition complète de son travail, issue de son livre Kavkaz. « Durant le printemps 1993, je décidai de vivre à Tbilissi pour quelques mois avant de retourner à l’université. C’est à cette période que j’ai découvert les cultures du Caucase. L’hospitalité, la beauté des langues, l’incroyable rapidité des changements de la période postsoviétique, les guerres et les conflits, la bravoure et la cruauté ».
Le photographe allemand, connu entre autres pour son travail sur les guerres de Tchétchénie, présente 80 images en noir et blanc de ce Caucase de bruit et de fureur qui a dévoré son objectif.
Géorgie - Nouvelle vague
Certains ont commencé la photographie durant la période soviétique, d’autres après Mais tous s’y sont livrés à corps perdus à partir du début des années 1990. L’exposition nous fait découvrir les uvres des maîtres géorgiens de la photographie moderne comme Youri Mechitov avec sa série de portraits du cinéaste Serge Paradjanov, Gouram Tsibakhachvili et ses « Explications », aussi bien que les jeunes photographes Besso Ouznadzé, David Meskhi ou Marika Asssatiani dont les travaux commencent à charmer la scène photographique européenne. Le clou de l’expo ? Une merveilleuse série de photographies d’un autodidacte, Chalva Alkhanaidzé.
Lors du « Tbilisi Photo Festival » se tiendront également des conférences et discussions dans le cadre de la « Semaine de l'Europe. » Des personnalités connues du monde de la politique et de la culture livreront leur vision de l’Europe, de ses liens avec la Géorgie, des bouleversements du monde en ce début du XXIème siècle.
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