La Valise mexicaine, c’est l’histoire de deux boîtes, disparues à Paris en 1939 et retrouvées à Mexico en 2007. Ces boîtes contiennent plus de 4 200 négatifs de photographies prises durant la guerre d’Espagne par trois photographes exilés, originaires d’Allemagne, de Pologne et de Hongrie, qui se sont rencontrés à Paris et se sont rendus en Espagne pour contribuer à la lutte contre le fascisme à l’aide de la photographie. Robert Capa (23 ans), David Seymour, dit Chim (28 ans) et Gerda Taro, qui mourra durant un reportage en Espagne avant son vingt-septième anniversaire. Diverses théories ont été élaborées pour tenter d’expliquer comment les négatifs se sont retrouvés dans un placard de Mexico, apportant au passage des éclaircissements sur l’étonnante implication du Mexique dans la guerre d’Espagne. Une histoire qui parle d’exil et de liberté, de perte et de réparation, pleine de contradictions : rejetée par certains, recherchée par d’autres, puis, après un temps d’hésitation, restituée. Une histoire de survie. La Valise mexicaine révèle le contenu de ces boîtes et aborde l’importance qu’elles peuvent avoir aujourd’hui, d’autant qu’elles nous renseignent sur notre passé. Le film explore également, à travers la narration, la contribution exceptionnelle du Mexique à la République d’Espagne, le pays ayant accueilli des dizaines de milliers de réfugiés. Le film a été tourné sur un appareil Canon 5D, un réflex photographique, par Claudio Rocha, directeur de la photographie. Réalisé par Trisha Ziff, 212 BERLIN et produit par Eamon O’Farrill (Mexique), le film est co-produit avec Mallerich Films (Barcelone) et les producteurs Paco Poch et Victor
Cavalier. D’une durée de 86 minutes, il est au format 35mm et numérique et sera sur les écrans courant 2011.
Projection en avant-première mondiale.
PETITE HISTOIRE MEXICAINE 1 / 3
La photographie mexicaine est dotée d’une exceptionnelle histoire. Les expositions d’Arles 2011 se consacrent essentiellement à la production contemporaine. Afin de donner une perspective à cette création, des experts mexicains vont se succéder trois soirs au Théâtre Antique pour évoquer chacun un aspect de cette histoire qui leur tient particulièrement à coeur. Les invités sont donc Patricia Mendoza, fondatrice de la Centro de la Imagen, actuellement directrice de Zul Editions, Mauricio Maillé, directeur de la section des Arts Visuels pour la Fondation Televisa et Pablo Ortiz Monasterio, photographe et fondateur de la revue Luna Cornea.
Première partie
PRIX OSKAR-BARNACK-LEICA
Depuis 1979, le groupe Leica Camera remet un prix en l’honneur d’Oskar Barnack (1879-1936), inventeur du Leica et père du photojournalisme. Ce prix récompense l’oeuvre d’un photographe qui saura le mieux exprimer une relation de l’homme à son environnement. Le groupe Leica Camera organise également un second prix, le Leica Newcomer Award, qui récompense le travail d’un photographe âgé de moins de vingt-cinq ans. Fidèle à la tradition, ils seront remis à Arles.