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ÉDITION 2007

3 juillet - 16 septembre

Avec l’aimable autorisation de Ousmane Sow

Ousmane Sow

À l’occasion de l’exposition exceptionnelle organisée par l’Association du Méjan à la Chapelle du Méjan, Ousmane Sow expose des uvres inédites : petites sculptures, et bronzes voisinent avec ses séries africaines rendues particulièrement célèbres depuis l’exposition du Pont des Arts.

Ces petites sculptures – une réinterprétation du thème des Noubas – sont, pour Ousmane Sow, un retour aux sources, à ses uvres aujourd’hui disparues.

Y sont exposées également pour la première fois, une uvre majeure en bronze, et l’original de Victor Hugo, aujourd’hui installé à Besançon.

L’exposition mêle uvres, photos et vidéo.

Ces photos sont en partie extraites du livre, sorti en novembre dernier aux Éditions Actes Sud.

Le regard vidéographique et photographique est essentiellement celui de Béatrice Soulé qui a le privilège de partager depuis une douzaine d’années la vie et la carrière d’Ousmane Sow : un voyage dans l’univers intime du sculpteur, de sa maison-atelier de Dakar aux Fonderies de Coubertin.

Leurs amies, Martine Franck, Sarah Moon, Martine Voyeux ont également photographié l’artiste, et offrent leurs regards. On y découvre également son portrait par Henri Cartier-Bresson.


Né à Dakar en 1935.


Sculptant depuis l'enfance, puis tout en exerçant par la suite le métier de kinésithérapeute, c'est seulement à l'âge de cinquante ans qu'il décide de se consacrer entièrement à la sculpture. S'attachant à représenter l'homme, il travaille par séries et s'intéresse aux ethnies d'Afrique puis d'Amérique. Puisant son inspiration aussi bien dans la photographie que dans le cinéma, l'histoire ou l'ethnologie, son art retrouve un souffle épique que l'on croyait perdu. Fondamentalement figuratives, témoignant toutefois d'un souci de vérité éloigné de tout réalisme, ses effigies plus grandes que nature sont sculptées sans modèle. Ces figures ont la force des métissages réussis entre l'art de la grande statuaire occidentale et les pratiques rituelles africaines.

Avec l'irruption de ses Noubas au milieu des années 80, Ousmane Sow replace l'âme au corps de la sculpture, et l'Afrique au coeur de l'Europe.

En passant d'un continent à un autre, il rend hommage, dans sa création sur la bataille de Little Big Horn , aux ultimes guerriers d'un même soleil. Des peuplades d'Afrique aux Indiens d'Amérique, il recherche le fluide de ces hommes debouts.

Comme s'il s'agissait pour lui d'offrir en miroir à ces ethnies nomades, fières et esthètes, cet art sédentaire qui leur fait défaut : la sculpture.

Révélé en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar, où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, l'artiste expose six ans plus tard, en 1993, à la Dokumenta de Kassel en Allemagne. Puis, en 1995, au Palazzo Grassi, à l'occasion du centenaire de la Biennale de Venise. Son exposition sur le Pont des Arts au printemps 1999 attira plus de trois millions de visiteurs Depuis, son oeuvre a été exposée dans une vingtaine de lieux, dont le Whitney Museum à New York. Ousmane Sow travaille actuellement à la création de petites sculptures Nouba, et à celle de sculptures monumentales, en hommage aux grands hommes qui marquèrent sa vie. C'est ainsi, que, dans le sillage de Victor Hugo, sont en train de naître à Dakar l'effigie de son père, celle de Nelson Mandela, de Mohamed Ali (alias Cassius Clay), de Martin Luther King, et d'autres, une série qui sera intitulée « Merci ».


www.ousmanesow.com