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ÉDITION 2008

8 juillet - 14 septembre

Patrick Box - Camelle de stockage

Exposition proposée par le museon Arlaten

PATRICK BOX

Salin-de-Giraud, l’Empire du Sel

Au milieu du XIXe siècle, autour de l’étang de Giraud en pleine Camargue, est créé un complexe industriel fondé sur l’extraction du sel de mer. Il constituera le plus vaste salin industriel du littoral méditerranéen, couvrant plusieurs milliers d’hectares. C’est dans cette partie isolée du delta du Rhône que va naître l’agglomération ouvrière de Salin-de-Giraud, entièrement réalisée sur un plan patronal et inspirée de l’idéologie sociale de la deuxième moitié du XIXe siècle. La particularité de ce village du « bout du monde » – cité ouvrière au fin fond de la Camargue, entre la pointe de Beauduc et le Rhône – fit l’objet d’une étude ethno-photographique réalisée dans les années 1980, par Marie-Hélène Guyonnet, ethnologue (IDEMEC, Aix-en-Provence) et Patrick Box, photographe, dont les travaux portent sur des thèmes de société, en particulier sur les rapports de l’homme au monde du travail. Aujourd’hui, alors que la Camargue vit la fin de son industrie salinière, ils opèrent un retour à Salin, continuant le dialogue de mots et d’images établi il y a vingt ans. L’exposition présentée au Museon Arlaten, musée départemental d’ethnographie des Bouches-du-Rhône, révèle la singularité de ce paysage modelé par l’activité salinière qui, entre corons étincelants, falaises cristallisées et machines immobiles, laisse entrevoir le travail de l’homme et l’uvre de la nature mêlés.

Patrick Box

Né en 1955.


Photographe indépendant, sa démarche s’inscrit dans la tradition d’une photographie humaniste. L’essentiel de ses travaux porte sur des thèmes de société, plus particulièrement sur les rapports de l’homme avec le monde du travail et sur les modes de vie.

Diffusé par l’agence VIVA, il rejoint Rapho en 1982.

Le reportage sur le village de Salin-de-Giraud commencé en 1982 s’est achevé en 1988.

« J’ai découvert Salin-de-Giraud au cours d’un reportage sur « les plages sauvages », commandé par la DDE en 1980. Progressivement, mon intérêt pour les plages surpeuplées de Camargue s’est déplacé vers l’intérieur : l’immensité des salins, la rigueur de leur exploitation, une sociabilité enracinée dans deux cités ouvrières distinctes et pourtant intimement mêlées.

J’ai trouvé là un terrain de choix pour l’approche photographique que je privilégie : immersion prolongée dans un territoire, proximité avec mon sujet, observation des rapports humains. »