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ÉDITION 2008

8 juillet - 14 septembre

Georges Tony Stoll - Double signe, 1999

Georges Tony Stoll

« Vide, absence, présence, érotisme, violence, inquiétude, je suis resté scotché la première fois que je me suis trouvé face à son univers plein de risques et de charmes au sens antique de sortilèges. Le contrepoint des peintures textiles brodées par ses soins confirme cette attraction sans pour autant donner d’inutiles clés. »

Christian Lacroix


CONSTELLATIONS-2008

Quand Georges Tony Stoll parle de corps, il n’est pas question de l’objet mais de son image. La désigner par ce terme de corps confère à l’image une épaisseur, une vie intérieure. Elle devient matière d’expression. Non pas une matière qui exprimerait, symboliquement ou par analogie, une idée ou un sentiment, ce qui ne relève jamais que de la représentation et de la métaphore. Plutôt une matière dont la qualité est d’exprimer. Les corps dont il est question dans ses uvres se caractérisent par l’étendue et le mouvement ainsi que par cette qualité expressive qui n’excède en rien les deux premières qualités et ne renvoie métaphoriquement à aucune transcendance. Le sens circule et s’exprime ici à même le corps. Chez Georges Tony Stoll, l’aventure de la modernité conduit à cette concentration de l’art dans les considérations et des dispositifs strictement physiques et mécaniques, refusant de se soumettre à un ordre ou une justification rationnels.


Extrait du texte de Vincent Simon, En parcourant, in Georges Tony Stoll, Dessin infini, éditions septembre, 2007.


Collections présentées : José Alvarez, Agnès B., Luca Lionni, Elisabeth de Rotschild, Jean-Claude Sergues, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

Il est représenté par la galerie Serge Le Borgne à Paris.

Georges Tony Stoll

Né en 1955 en France, à Marseille. Il vit et travaille à Paris.


Il a étudié à l’ESBAM, École supérieure des beaux-arts de Marseille, marqué par les enseignements de Joël Kermarec et de Tony Grand. Sorti de l’école non diplômé, Georges Tony Stoll engage son parcours artistique au travers de voyages initiatiques en Allemagne et aux États-Unis.

Peintre puis photographe et vidéaste travaillant aussi comme chef décorateur pour le cinéma, Georges Tony Stoll affirme son uvre comme un dialogue fécond entre toutes ces disciplines. De ces allers-retours entre la peinture, la photographie ainsi que le dessin et l’écriture, ses uvres s’inscrivent dans le « territoire de l’abstraction », un espace où de multiples possibilités et ambiguïtés peuvent, à tout moment, surgir. Ces photographies restent délibérément énigmatiques et se composent de figures, de corps, d’objets du quotidien, de formes banales souvent organiques, toutes facilement identifiables. Corps et couleurs, formes et objets, peintures et photographies sont mis en relation sans hiérarchie au risque de déboucher sur des configurations absurdes.

Son travail fut montré chez Jennifer Flay ainsi que chez Agnès B.