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ÉDITION 2008

8 juillet - 14 septembre

Peter Lindbergh - Cordula Reyer, Marie-Claire Allemagne, Arles, France, 1993

Peter Lindbergh

« Le grain noir et blanc de ces « plus belles filles du monde » aux maquillages gras sur les plages de Beauduc comme le clair-obscur d’un cabaret des sables incarne pour jamais un tournant des millénaires et inaugure un nouveau regard sur la Camargue. Hommage logique. »

Christian Lacroix


TOUT BEAUDUC 1990/2007

Mon attachement à Arles remonte à 1962. Déçu par l’approche conservatrice de l’enseignement artistique dispensé aux classes de débutants de l’Académie d’art de Berlin, je suis parti pour Arles, à la recherche de Vincent Van Gogh. J’ai donc séjourné à Arles près d’un an. Je travaillais à la ferme du Grand Fourchon, à la sortie d’Arles, en consacrant une demi-journée aux travaux fermiers en échange du gîte et du couvert et l’autre demi-journée à essayer de marcher sur les pas de Van Gogh, entreprise qui s’avéra d’ailleurs peu fructueuse. Je dormais dans une petite dépendance de la ferme dont on aperçoit le toit sur la toile du pont de bois près d’Arles de Van Gogh. J’ai vécu un véritable moment d’inspiration et appris bien des choses qui allaient me servir plus tard. Puis j’ai quitté Arles, pour découvrir l’Espagne et le Maroc l’année suivante. Il m’a fallu vingt-huit ans avant de retourner à Arles. En 1990, Irène Silvagny, alors rédactrice en chef du Vogue français, me parle de la plage de Beauduc. Je découvre un endroit magique. Comme elle me le prédit, Beauduc devient bientôt le lieu de prédilection de mes prises de vue. L’année suivante, je tombe amoureux de la Camargue et de ses incroyables habitants. Leur soutien et leur inspiration sont à l’origine de l’émotion qui anime la création de ces images.

Merci à : Christian, Jean et Zofia, Hélène et Nene, Anne et Émilie, Marcel, Philippe et Dominique, Christophe et Marie Sara, Jean-Paul et Françoise, Françoise et Catherine, August et Anna, Jean Guy et Josiane, Manu et Édith, Jean-André et Geneviève, Jean-Luc, Patrick et Thérèse, Chico, Fatima, Deliane et Sylvain, Jean-Claude et Jacky, Helen et Thierry, Jean-Paul, Maja et Stanley, Lucien et Yolande, Nicolas et Nadja, Christophe, Quiquin, Charlotte et Joseph, Marc et Mireille, Fred et Valérie, Emilio et Elizabeth, Jean-Louis, Bik, Choucou, William et Mario, Fatima et Barca.


Peter Lindbergh


www.peterlindbergh.com

Tirages réalisés par le laboratoire PICTO.

Peter Lindbergh

Né en 1944 à la frontière germano-polonaise. Il vit en France.


Il a grandi dans la ville industrielle de Duisbourg. À 27 ans, il découvre la photographie. En 1978, Stern publie ses premières photos de mode. Depuis, ses clichés ont été publiés dans tous les grands magazines de mode et font l’objet de commandes de stylistes de renommée mondiale pour leurs campagnes.

Ten Women, le premier livre de Peter Lindbergh est sorti en 1996 et s’est vendu à 100 000 exemplaires. Le second, Peter Lindbergh : Images of Women, publié en 1997, lui a valu la qualification de « plus grand photographe de mode au monde » par Ian Phillips dans le Sunday Review, Independent on Sunday. Ses expositions ont fait le tour du monde en séjournant au musée Pouchkine à Moscou, au Bunkamura Museum à Tokyo, au Palazzo Delle Esposizioni à Rome, et au Museum of the Contemporary Age à Berlin. Il a reçu à deux reprises le prix du meilleur photographe aux Fashion Awards de Paris et celui de l’International Festival of Fashion Photography. Le titre du photographe de mode de l’année 2005 lui a été décerné aux Lucie Awards à New York.

Peter Lindbergh est non seulement l’un des photographes les plus imités et respectés aujourd’hui, mais également un grand maître du noir et blanc. Les images de Lindbergh ont redéfini les critères de la photo de mode : avec humilité, il a su offrir un réalisme impérieux et une émotion intense au genre.