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ÉDITION 2008

8 juillet - 14 septembre

Joël Bartoloméo - Le cahier des rêves, 2002

Joël Bartoloméo

« Ses films de famille et son Cahier des rêves entre narration intime et actualité vite oubliée, je voulais qu’ils soient là pour montrer ce qu’il fait des images manipulées entre violence et confidence. »

Christian Lacroix


CAHIER DES RÊVES 2008

Joël Bartoloméo joue à l’anthropologue amateur en réalisant de courtes séquences prises sur le vif au plus près de sa vie familiale. Depuis 1997, il s’intéresse aux rapports de couple et à sa logique d’attraction-répulsion.

En 2000, il commence un travail sur l’actualité à travers des revues de presse en images qu’il met en perspective avec l’intimité de ses cahiers de rêves. Il s’intéresse aux images de l’actualité, aux rêves et de nouveau aux récits. Pour lui, ce sont des vidéos basées sur le langage, le témoignage, l’interprétation, la traduction. Quelquefois, l’absurdité peut y croiser une part de vérité. Quelquefois, une croyance interfère avec cette interprétation. En 2006, il se livre à une série d’autoportraits vidéo qui pourrait prendre la forme de clips musicaux, entrecoupés de témoignages, de citations ou de confidences.

L’exposition présentera notamment deux vidéos :

La Boîte Noire, 3 mn 05, 2004. Ce film s’appelle La Boîte Noire en hommage aux avions perdus en mer dont on n’a jamais pu reconstituer les circonstances du drame. Cette succession d’images de presse contient potentiellement une infinité de narrations possibles, on est dans les coulisses du cinéma, des images de fiction se mélangent aux images du réel, on est devant un état des lieux d’un univers improbable. La musique de Nick Cave accentue le côté nostalgique de ces apparitions.

The Revolver, 4 mn 32, 2006. Cela commence par un défilé de pages « Monde » de Libération, suivi par deux citations de philosophes sur l’injustice et la cruauté. Enfin, je raconte un souvenir intime qui pourrait être pris dans un fait divers.

Joël Bartoloméo


joelbartolomeo.free.fr

Il est représenté par la Galerie Alain Gutharc à Paris.

Tirages sur bâche réalisés par le laboratoire PICTO.

Jöel Bartoloméo

Né en 1957 en France, à Bonneville (Haute-Savoie). Il vit et travaille à Paris.


On a pu voir les « pseudo- » films de famille de Joël Bartoloméo à la Biennale de Sydney en 1998, à New York au Guggenheim Downtown, à la Biennale de Montréal ainsi qu’en Chine . En France, son travail a été présenté au Centre Georges-Pompidou en 1993 et au musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1994. Ses vidéos ont été régulièrement montrées à la Semaine Internationale de Vidéo à Genève depuis 1995. Il a montré sa « revue de presse » à ART Brussels en 2001, à la galerie Alain Gutharc en 2002, ainsi qu’au CRAC ( Centre Régional d’Art contemporain) Alsace et au Centre d’Art contemporain de Roubaix.