Partout, au coeur des villes, dans des villages ou dans des sites naturels, des étudiants de l’École Nationale Supérieure de la Photographie ont capté des images sur des scènes offertes aux plaisirs de la musique et de l’opéra, du théâtre, de la danse et des arts plastiques, des scènes accueillantes à l’art d’aujourd’hui, installées dans des environnements remarquables, vers lesquelles, les images en témoignent aussi, afflue un public heureux d’être partie prenante de ces moments inoubliables.Les photographies restituent les paysages et les ciels, les regards et la lumière, les décors et les costumes, les gestes et les couleurs. Ces photographies ont été prises au fil des années par les photographes suivants : Émilie Ballif, Caroline Ablain, Claire Béguier, Thibaut Baron, Laurence Andrieu, Marie Guichaoua, Corinne Janier, Alan Eglinton, Clémentine Crochet, Yves Coqueugniot, Pauline Julier, Anne Greuzat, Henriette Desjonquères, Denise Oliver Fierro, Caroline Boyer et Marikel Lahana. Le Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur s’associe à cette manifestation. Seront ainsi présentées à l’abbaye de Montmajour, l’installation vidéo de Laurent Grasso Soyez les bienvenus acquise en 2002. «Chacun de ses films est un certain regard porté par un objet filmant non identifié sur une réalité qui lui échappe en partie et à laquelle il ne participe pas. Une foule s’est formée, attirée par son centre. À l’extérieur, quelque chose tourne autour comme pour la percer et voir à son tour.» (in cat. Prêt à prêter, texte d’Émilie Renard) En contrepoint seront présentés un ensemble de photographies ainsi que le film Firefly coproduit et acquis par le FRAC en 2008. Ce film a été réalisé au cours d’un voyage entre Marseille et le nord de l’Écosse, à bord d’une Peugeot 504 équipée d’un caisson lumineux fuchsia. Cette voiture est une sculpture que Pierre Malphettes déplace dans un espace cartographié et qui permet d’explorer autrement des paysages tant du point de vue de ceux qui voient le véhicule sculpture traverser leur paysage, que de celui des spectateurs du film. Ce film interroge la notion de sculpture et son rapport au paysage, non plus comme motif et environnement à recomposer par l’usage même d’éléments sculptés mais comme environnement qu’elle habite, bouleverse et donne à voir, tout en conservant à la forme son vocabulaire plastique minimal.