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ÉDITION 2010

3 juillet - 19 septembre

Pierre Jahan - Étude 120 pour Plain Chant / Jean Cocteau, 1947

Pierre Jahan

Le musée Réattu consacre son exposition d’été à Pierre Jahan, dont le musée conserve quelques uvres : il s’agira de la première rétrospective institutionnelle de l’artiste.

Pierre Jahan se distingue par une démarche très libre et une production extrêmement variée, mêlant surréalisme et collages publicitaires, chroniques et reportages sur le Paris des années 1940.

Plus particulièrement centrée sur les années 1930 à 1950, marquée par des séries magistrales, la sélection s’attache à rendre compte de la porosité entre ses expérimentations et ses travaux appliqués.

Essentiellement constituée de tirages d’époque, elle réunit 150 images, maquettes et objets, provenant de collections privées (galerie Michèle Chomette à Paris, collection Charles Chadwyck) ou d’institutions publiques (musée du Louvre, musée d’Art moderne de la Ville de Paris, musée national d’Art moderne, Archives des Musées nationaux, Fonds national d’Art contemporain, Institut de la mémoire de l’Édition contemporaine à Caen, où est déposé le fonds Jahan).

Produite par la Ville d’Arles, l’exposition sera accompagnée par la publication aux éditions Actes Sud d’un catalogue, qui représentera le premier ouvrage complet sur l’uvre de cet artiste singulier.


Michèle Moutashar, conservateur en chef du Patrimoine, directrice du musée Réattu, commissaire de l’exposition.


www.museereattu.arles.fr


Exposition présentée par le Musée Réattu.

Pierre Jahan

Né en 1909 à Amboise. Décédé en 2003 à Paris.


Initié très tôt par sa famille à la photographie, c’est lors de son installation à Paris en 1933 et grâce à sa rencontre avec le publicitaire Raymond Gid, que Pierre Jahan se verra confier sa première commande professionnelle. En 1936, il devient membre d’un groupe de photographes, Rectangle. Créé entre autres par Emmanuel Sougez, ce dernier l’encourageant dans sa carrière de photographe. Pendant l’Occupation, il travaille pour le magazine Images de France, réalise des portraits, notamment de Colette, et se consacre à de grandes séries d’images, telles que la Mort et les statues, qui fera l’objet d’une publication en 1946 avec un texte de Jean Cocteau. Ils publient également ensemble, en 1947, une édition dans laquelle le poème Plain Chant de Cocteau est illustré de photographies de nus.

Passionné d’expérimentations et très intéressé par le surréalisme, Pierre Jahan réalise de nombreux collages et photomontages, dont il se sert librement pour les nombreuses commandes publicitaires qui affluent dès la Libération.

Très engagé dans la défense des droits des photographes, il contribuera à la fondation de la Fédération Française des Associations des Photographes Créateurs (FAPC) dont il deviendra vice-président. En 1949, il rejoint le Groupe des XV, au même titre que Robert Doisneau ou Willy Ronis, militant pour la sauvegarde du patrimoine photographique français. Il participera à leurs expositions ainsi qu’à celles du Salon national de la photographie.